Ligue 2: une nouvelle rencontre du Nîmes olympique présumée truquée

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Un nouveau match disputé l'an dernier par le Nîmes Olympique club, déjà au centre des soupçons de matchs truqués en Ligue 2 la saison passée, a fait l'objet d'une "tentative d'arrangement", selon le Parisien/Aujourd'hui en France
Un nouveau match disputé l'an dernier par le Nîmes Olympique club, déjà au centre des soupçons de matchs truqués en Ligue 2 la saison passée, a fait l'objet d'une "tentative d'arrangement", selon le Parisien/Aujourd'hui en France — Denis Charlet AFP

Un nouveau match disputé l'an dernier par le Nîmes Olympique club, déjà au centre des soupçons de matchs truqués en Ligue 2 la saison passée, a fait l'objet d'une «tentative d'arrangement», selon le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi.

«Ce ne sont pas six mais sept rencontres du Nîmes olympique de la saison dernière qui sont désormais visées par des soupçons de corruption», affirme le quotidien.

Selon le journal, «le match Nîmes-Istres (1-0) du 18 avril 2014, comptant pour la 34e journée de Ligue 2, a lui aussi fait l'objet d'une tentative d'arrangement».

Et de détailler: le FC Istres Ouest Provence a envoyé à la Ligue de football professionnel (LFP) ainsi qu'au procureur de la République, un courrier dans lequel il relate qu'un de ses joueurs a été approché dans les jours précédant la rencontre contre le Nîmes Olympique par un intermédiaire dont le nom est cité dans la correspondance.

Sur le site internet du quotidien La Provence, le joueur en question, Cyril Jeunechamp, met hors de cause l'intermédiaire : «Que ce soit bien clair: si j'ai été approché, c'était pour me dire qu'ils étaient intéressés par ma venue en vue de la saison prochaine, mais en aucun cas pour me demander de lever le pied», affirme Jeunechamp.

«La discussion s'est arrêtée là, nous étions à deux jours d'un match et j'ai refermé la porte tout de suite», précise le joueur. «Ils ont peut-être voulu m'envoyer un message, je l'ai pris comme ça, et c'est pour cela que j'ai coupé court de suite.»

«Mais il n'y a pas de problème. Je connais très bien (l'intermédiaire), il m'a vu et m'a dit qu'il avait eu un contact avec un des proches des dirigeants nîmois, qui lui avait dit qu'ils étaient intéressés par ma venue. (L'intermédiaire) est un mec droit, il n'a jamais eu de souci», ajoute-t-il.

Deux juges d'instruction parisiens, Serge Tournaire et Hervé Robert, soupçonnent les dirigeants nîmois d'avoir exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passée dans le but d'éviter la relégation du club qu'ils venaient de reprendre. Fin novembre, six personnes, dont Jean-Marc Conrad, alors président du club de Nîmes et qui a démissionné depuis, Serge Kasparian, son principal actionnaire, ainsi que Jean--François Fortin, président du Stade Malherbe de Caen, ont été mises en examen pour corruption.

«Vu ce qui s'était passé dans le courant du mois de novembre avec le club du Nîmes Olympique, j'ai transmis l'information à la police. J'ai envoyé, le 7 ou 8 décembre un courrier à la Ligue de football professionnel et au Procureur de la République le 15 décembre», a pour sa part expliqué au Parisien, le président d'Istres, Henry Cremadès.

«Il va y avoir une enquête et les différents protagonistes du dossier vont être entendus (...) Une chose est certaine: nous sommes les victimes dans cette affaire», assure le dirigeant.

«Avec la révélation de cette nouvelle tentative de corruption, ce sont désormais huit clubs et plus d'une cinquantaine de personnes du football français (joueurs, entraîneurs, dirigeants, intermédiaires etc...) qui sont concernés par cette affaire», conclut Le Parisien.