A Pâques, on bouffe du fion

Stéphane Alliès
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Mmmmmm, quel beau fion...
Mmmmmm, quel beau fion... — DR

«C'est une déformation de patois vendéen: le flan est devenu fion». Thierry Hervouet est l'un des trois pâtissiers à fabriquer «le vrai fion artisanal» du canton de Poiré-sur-vie. Tombée dans l'oubli, cette spécialité gastronomique (que l'on peut aussi faire chez soi, «oh oui faisons nous un bon fion») a été remise au goût du jour il y a une vingtaine d'année «par l'ancienne boulangère Rachel Berrieau, dans l'idée de faire honneur au carême». Vendu deux semaines avant Pâques et deux semaines après, ce flan célèbre aussi «le moment le plus prolifique de la pondaison».

Mais attention, «beaucoup de Vendéens ne connaissent pas le fion», qui est une «spécialité cantonale», explique Thierry Hervouet, volontiers rigolard sur son produit. Pour l'instant, il exclut l'idée d'une confrérie du fion, «on n'est pas assez nombreux», mais préfère se poiler avec sa spécialité: «surtout, ne mettez pas le doigt dedans!»