Lionel Dumont condamné à vingt-cinq de prison

JUSTICE Cet ancien membre du gang de Roubaix était accusé d'avoir participé à des braquages…

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Le procès en appel de Lionel Dumont, accusé d'avoir participé au sein du gang de Roubaix à des braquages sanglants et à une tentative d'attentat en 1996 dans la métropole lilloise, s'est ouvert jeudi matin devant la cour d'assises de Paris.
Le procès en appel de Lionel Dumont, accusé d'avoir participé au sein du gang de Roubaix à des braquages sanglants et à une tentative d'attentat en 1996 dans la métropole lilloise, s'est ouvert jeudi matin devant la cour d'assises de Paris. — Benoît Peyrucq AFP

Lionel Dumont, 36 ans, a été condamné à vingt-cinq ans assortis d’une peine de sûreté des deux tiers. Cet ancien du gang du Roubaix était rejugé à Paris pour une série de braquages et un attentat raté en 1996 dans la métropole lilloise.

Ses avocats se sont déclarés surpris par ce verdict, rendu vers 1h30 jeudi, après environ onze heures de délibérations, une durée inhabituelle laissant selon eux supposer «une discussion vive» au sein du jury de la cour d'assises de Paris. «Je n'ai aucune explication», a déclaré Dominique Sapin, en soulignant que son client était «acquitté de certains faits mais par ailleurs condamné à une peine beaucoup plus lourde que celle des coaccusés», les survivants du gang jugés en 2001 alors que Dumont était en fuite.

Cavale de près de huit ans

Lionel Dumont, qui a accueilli le verdict sans manifester d'émotion, les yeux rivés au sol, «prend la mesure de la sévérité de la peine», a ajouté l'avocate. «Il se livre dès à présent à un décompte» des années qu'il devra passer en prison.  En début d'après-midi mercredi, Dumont avait pourtant imploré la clémence de la cour. «J'espère que vous me donnerez une deuxième chance (..) je vous promets, je suis tout sauf dangereux», avait-il déclaré.

Détenu depuis décembre 2003 – après son arrestation en Allemagne à la suite d'une cavale de près de huit ans –, la période de sûreté l'empêche d'envisager une demande de libération conditionnelle avant 2020 lorsqu'il aura près de 50 ans.

Mardi, l'avocat général François-Louis Coste avait requis trente ans de réclusion criminelle, demandant à la cour de confirmer ainsi la peine infligée en première instance, en décembre 2005, par la cour d'assises du Nord à Douai.