La sûreté nucléaire passée au crible

Sa. C. avec AFP

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Bien mais peu mieux faire. C’est en substance la conclusion du rapport 2006 de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), rendu public mardi. L’ASN juge ainsi le secteur nucléaire en France, «assez satisfaisant» pour la sûreté, «plus contrasté» pour la radioprotection en 2006. Ce dernier point fait référence aux incidents de surradiation qu’avaient subis 24 malades du cancer.

Les bons points…


Si André-Claude Lacoste, président de l’ASN, reconnaît que «le bilan de l'exploitation des réacteurs nucléaires est assez satisfaisant, en particulier en matière de radioprotection et de protection de l'environnement», il tempère néanmoins «les conditions d'intervention des prestataires et la surveillance par EDF des activités sous-traitées» qui «méritent encore d'être améliorées».

L’ASN loue les progrès, en matière de sûreté, du Commissariat à l'Energie atomique (CEA) mais «de façon inégale, en favorisant les outils de recherche au détriment des installations de soutien» comme celles concernant «le traitement d'effluents et de déchets».

… et les mauvais

Les résultats ont en revanche été «plus contrastés dans le domaine de la radioprotection», plus particulièrement en ce qui concerne les incidents en radiothérapie, révélateurs de «l'importance majeure des facteurs organisationnels et humains», pour le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel.

D'autre part, André-Claude Lacoste a rappelé que l'ASN avait changé de statut, devenant une Autorité administrative indépendante avec à sa tête un collège de 5 commissaires. Pour lui, elle doit avoir une «action internationale plus affirmée»