Le calvaire de Sullivan aux assises du Nord

JUSTICE Le 17 mars 2004, à Wattrelos près de Lille (Nord), Sullivan, 16 ans, était enlevé, séquestré, roué de coups puis étranglé...

A Douai, St. M.

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Le 17 mars 2004, à Wattrelos près de Lille (Nord), Sullivan, 16 ans, était enlevé, séquestré, roué de coups puis étranglé. Le premier jour du procès de ses présumés tortionnaires s'est tenu hier à la cour d'assises du Nord, à Douai.Deux clans se font face. Sur les bancs de la partie civile, la famille et ses soutiens, nombreux, portent tous un tee-shirt à l'image de l'ado. Dans le box des accusés, ils sont sept, tous parents à divers degrés : les plus lourdes charges pèsent sur la mère, Françoise, ambulancière, une de ses filles, Marjorie, et le gendre, Frédéric. Et il y a l'absente, celle par qui l'affaire est arrivée, une demi-soeur de Marjorie. Elle se disait harcelée par Sullivan. « C'était une famille qui voulait faire la loi dans le quartier, a raconté Marjorie au psychologue. Sullivan était seul dans la rue. Mon beau-frère a arrêté la voiture. » Frappé, l'adolescent a été embarqué jusqu'à la maison de la mère. Son calvaire a continué dans le jardin. Françoise, « en règlement de comptes » ce jour-là, a tenté de lui faire avaler de l'acide chlorhydrique. Mais c'est Frédéric, son beau-fils, qui a fini la tâche.