Sarkozy : «La démocratie, c’est un minimum d’ordre»

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A moins de quatre semaines du premier tour de la présidentielle, Jacques Chirac doit procéder lundi à un mini remaniement du gouvernement de Dominique de Villepin en raison des départs annoncés de Nicolas Sarkozy de l'Intérieur et de Xavier Bertrand de la Santé pour cause de campagne présidentielle.
A moins de quatre semaines du premier tour de la présidentielle, Jacques Chirac doit procéder lundi à un mini remaniement du gouvernement de Dominique de Villepin en raison des départs annoncés de Nicolas Sarkozy de l'Intérieur et de Xavier Bertrand de la Santé pour cause de campagne présidentielle. — Thomas Coex AFP/Archives

Interrogé sur France Info sur les émeutes de la gare du nord, Nicolas Sarkozy a pris la défense de la police qui a «fait son travail». «La démocratie, c’est un minimum d’ordre, de respect, d’autorité», a-t-il dit. «Pourquoi voulez-vous que les braves gens paient leurs billets ?» si certains fraudent les transports publics, s’est-il interrogé. «Nous sommes le seul pays où l'on considère qu'arrêter quelqu'un parce qu'il ne paie pas son billet, ce n'est pas normal». Niant l’existence d’un fossé entre jeunes de banlieues et forces de police, il a estimé que le fossé se trouvait «entre la pensée unique (qui excuserait les émeutiers) et des milliers de gens qui pensent qu’on marche à l’envers».

Après un «contrôle normal par les forces de l'ordre» d'un resquilleur, «ça dégénère, ensuite ça se transforme en guérilla urbaine, en violence inacceptable, intolérable», a déclaré le nouveau ministre de l'Intérieur, François Baroin. «Rien ne justifie ce qui s'est passé hier soir gare du Nord».

Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé, lui, la veille que les affrontements «illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population». «Le Parti socialiste demande que toute la lumière soit faite sur ces incidents», souligne-t-il dans un communiqué. «Les conditions d'un rapport serein et de confiance entre la police et la population doivent être rétablies de toute urgence».