Le débat sur les sans-papiers rebondit

POLEMIQUE L'affaire de l'école Rampal, devant laquelle l'arrestation d'un clandestin avait provoqué des incidents entre police...

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L'affaire de l'école Rampal, devant laquelle l'arrestation d'un clandestin avait provoqué des incidents entre police et parents d'élèves puis la garde à vue de la directrice de la maternelle, rejaillit sur la présidentielle. Et c'est tout le débat sur la régularisation de parents sans papiers d'enfants scolarisés en France qui se fraye un chemin dans la campagne.La polémique a encore un peu plus enflé après les déclarations dimanche de Ségolène Royal, qui a affirmé que la régularisation des parents et des grands-parents sans papiers « devait suivre la scolarisation des enfants ». Une position infléchie par François Hollande, premier secrétaire du PS, qui s'est prononcé pour « une régularisation sur la base de critères ». La candidate socialiste a ajouté, hier, que les enfants d'immigrés sans papiers « qui sont scolarisés depuis plusieurs années dans l'école de la République devront être tranquilles pour réussir leurs études ».Le cas par cas est prôné, chacun à leur manière, par François Bayrou (UDF) qui veut des « critères clairs » pour obtenir des papiers et par Nicolas Sarkozy (UMP), qui s'oppose à toute régularisation globale des parents sans papiers, qui provoquerait, selon lui, « un phénomène d'appel d'air ». Sans surprise, Jean-Marie Le Pen (FN) veut inverser « les flux migratoires », et supprimer « le regroupement familial ». Philippe de Viliers (MPF) entend quant à lui « expulser immédiatement les clandestins », voire sanctionner des associations qui les assistent. A gauche du PS, on est unanime à demander une régularisation généralisée.

manif L'ensemble des syndicats du primaire a appelé hier les enseignants de toutes les écoles de Paris à faire grève et à participer à une manifestation vendredi, pour protester contre l'attitude du rectorat dans l'affaire de la maternelle de la rue Rampal. Les syndicats ont fustigé l'« autoritarisme » et l'« arbitraire » du recteur de Paris, qui a opposé, lundi, « une fin de non-recevoir concernant la demande de protection juridique » de la directrice de la maternelle.