Plus de la moitié des Français pour une accélération des réformes

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Plus de neuf Français sur dix jugent que le bilan à mi-mandat de François Hollande n'est pas satisfaisant, et une majorité souhaite que le rythme des réformes soit accéléré
Plus de neuf Français sur dix jugent que le bilan à mi-mandat de François Hollande n'est pas satisfaisant, et une majorité souhaite que le rythme des réformes soit accéléré — Franck Fife AFP

Plus de la moitié des Français (57%) veulent une accélération des réformes lors de la seconde partie du quinquennat, selon un sondage réalisé par Odoxa, pour RTL, publié jeudi.

Ils le veulent "quitte à laisser moins de temps au dialogue et à mécontenter certaines professions ou certains syndicats (57%, contre 42%).

Parmi les sympathisants de droite, 64% en sont convaincus. Moins attendu: à gauche, une courte majorité (50% contre 47%) pense de même.

Plus de sept Français sur dix (74%) sont prêts à faire des sacrifices importants en ce qui concerne les allocations familiales en modulant leur montant selon le revenu des familles (25% contre, 1% ne sait pas), ou encore les minima sociaux (71% contre 29%) comme le RSA, en "mettant des conditions plus strictes à son versement et son montant".

Le sondage montre également que près de deux Français sur trois (64%) seraient favorables à un plafonnement du montant des allocations chômage ou une limitation de la durée de prise en charge des chômeurs (36% y sont opposés).

Enfin, près d’un Français sur deux (44%) serait prêt à des sacrifices sur les droits des salariés en modifiant la durée légale du travail, le montant du salaire minimum ou le contrat de travail (56% contre). Les sympathisants de gauche y seraient nettement moins prêts (30%) que ceux de droite (59%).

En revanche, le refus des Français est total et unanime s’agissant de faire des sacrifices sur l'augmentation de l'âge légal du départ en retraite (73% contre) comme sur le système de santé (83% contre).

Le sondage a été réalisé en ligne, les 30 et 31 octobre, auprès de 1.006 personnes, selon la méthode des quotas.