Des e-propositions font campagne

PRESIDENTIELLE C'est la première élection présidentielle où Internet joue un rôle aussi important. Comme l'ont montré deux tables rondes organisées hier au Sénat, les candidats y sont allés de leur stratégie, parfois divergente, de campagne sur le Web, pour réinté...

©2006 20 minutes

— 

C'est la première élection présidentielle où Internet joue un rôle aussi important. Comme l'ont montré deux tables rondes organisées hier au Sénat*, les candidats y sont allés de leur stratégie, parfois divergente, de campagne sur le Web, pour réintéresser les électeurs à la politique. Mais la Toile n'est pas seulement un outil de diffusion d'idées, les candidats savent que les nouvelles technologies représentent un enjeu économique majeur. Voici les chantiers prioritaires des principaux partis présents hier.

Jérôme Relinger (PCF) : « Nous voulons intégrer des critères de service public dans l'accès au haut débit. L'équi­pement est payé 100 à 300 € trop cher à cause de matériels inclus et vendus sans l'accord des personnes. »

Yann Wehrling (les Verts) : « Nous voulons refuser toute brevetabilité des logiciels et permettre de développer des standards ouverts et les logiciels libres. »

Vincent Feltesse (PS) : « Dans les dix premières propositions du pacte présidentiel, deux concernent directement les nouvelles technologies : l'augmentation de l'investissement dans la recherche et la généralisation des logiciels libres dans les services publics. »

Quitterie Delmas (UDF) : « Nous voulons rouvrir le débat sur les droits d'auteur liés au numérique et sur les logiciels libres. La question est : comment faire cohabiter un monde marchand avec un monde non marchand ? »

Loïc Le Meur (UMP) : « Le dossier majeur, c'est celui de l'emploi. Internet est un secteur économique qui représente beaucoup de créations d'emplois. Mais ce sont des investissements risqués et il faut permettre aux gens d'y investir des capitaux. »

Philippe Herlin (FN) : « Nous abrogerons la loi sur les droits d'auteur liés au numérique et nous mettrons en place une licence légale ou globale. Nous voulons aussi faciliter l'émergence de business angels. »

David Carzon

* www.clubsenat.fr/edemocratie