Boycott du bac blanc pour colère noire

EDUCATION Le bras de fer continue entre les enseignants du secondaire et le ministre de l'Education, Gilles de Robien. Exaspérés par le décret qui rallonge leur temps de travail sans compensation financière et qui prévoit la suppression de 5 000 postes à la re...

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Le bras de fer continue entre les enseignants du secondaire et le ministre de l'Education, Gilles de Robien. Exaspérés par le décret qui rallonge leur temps de travail sans compensation financière et qui prévoit la suppression de 5 000 postes à la rentrée prochaine, les enseignants ont décidé de se faire entendre autrement que dans la rue. Ils organisent des opérations symboliques au sein de leurs ­établissements. Au programme : boycott des bacs blancs, silence aux conseils de classe ou encore annulation de sorties pour près de 400 lycées depuis un mois.Quinze organisations syndicales ont envoyé une lettre aux parents d'élèves pour leur expliquer le bien-fondé de leur démarche, réclamant une suppression pure et simple de ce décret dit « Robien », signé le 12 février. Les élèves, quant à eux, se disent furieux d'être privés du bac blanc, ultime révision avant les épreuves définitives de juin. Certains d'entre eux ont d'ores et déjà organisé des sit-in ou défilé dans la rue, comme les jeunes du lycée d'Ambérieu-en-Bugey (Ain). Le ministre de l'Education a jugé hier que les élèves « étaient pris en otage » par ce boycott du bac blanc, précisant que « porter préjudice à la formation des élèves ne doit jamais être la solution ». Gilles de Robien a également rappelé que les professeurs concernés s'exposaient à des sanctions, comme des retenues sur salaire. Reste à voir si cela sera suffisant pour dissuader le corps professoral.

F. G. (avec AFP)

Deux autres syndicats d'enseignants (SNUipp-FSU et Snes-FSU) qualifient les hausses de salaire des directeurs et de certains enseignants du second degré annoncées mardi de « calcul menteur ».