La carte des décès dûs au cancer

C. F.

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On meurt plus du cancer du sein, de la prostate, du col utérin et des cancers colorectaux dans le Nord-Pas-de-Calais qu’ailleurs. C’est ce que révèle une étude sur les «variations géographiques des décès par cancers accessibles au dépistage», publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), consacré à la surveillance des cancers en France.


Cette analyse, qui porte sur la période 1998-2002 et inclut les mélanomes de la peau, permet de «repérer les régions dans lesquelles les actions sur ces cancers devraient être les plus marquées», indiquent les auteurs, membres de l'Institut de veille sanitaire.
 
C'est le cas du Nord-Pas-de-Calais, mais aussi de la Haute-Normandie (cancers du sein), de la Bretagne (mélanomes de la peau et cancers de la prostate), de la Champagne-Ardenne, du Limousin et de la Bourgogne (cancers colorectaux des hommes), des Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Centre et Auvergne (cancers de la prostate).

Les différences régionales sont plus marquées chez les hommes que chez les femmes et les plus grandes variations concernent les cancers de la prostate. Pour la période 1998-2002, on compte en France 9.219 décès annuels en moyenne par cancer de la prostate. Douze régions (Alsace, Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Limousin, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire, Picardie) présentent une surmortalité liée à ce cancer.