Intrusion de Greenpeace à Gravelines: 4 mois de prison avec sursis pour 17 militants

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La centrale nucléaire de Gravelines le 5 mars 2014
La centrale nucléaire de Gravelines le 5 mars 2014 — Philippe Huguen AFP

Dix-sept militants de Greenpeace ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Dunkerque (Nord) à quatre mois de prison avec sursis pour avoir pénétré brièvement sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines le 5 mars.

Le parquet avait requis 4 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende à l'encontre de 14 prévenus et 5 mois de prison avec sursis, assortis de la même amende pour trois militants qui, outre leur intrusion, avaient refusé tout prélèvement buccal destiné à établir leur ADN. Ces trois militants ont écopé d'une amende de 500 euros.

L'avocat de la défense, Me Alexandre Faro, a plaidé la relaxe. «Les militants voulaient dénoncer la dangerosité, l'absence de transparence», a-t-il affirmé, soulignant : «ils sont rentrés de façon tout à fait pacifique, sans aucune dégradation».

Les militants de Greenpeace étaient poursuivis pour violation de domicile : il leur est reproché de s'être introduits à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire de Gravelines, près de Dunkerque, le 5 mars vers 06H00.

Ils avaient passé huit minutes au total sur le site après avoir franchi, à l'aide d'une échelle double, le premier grillage de clôture puis un deuxième, équipé d'une alarme anti-franchissement qui s'était déclenchée, avant d'être interpellés.

Cinq prévenus, quatre Français et un Britannique domicilié en France, âgés de 23 à 63 ans, assistaient à l'audience. Ils encouraient un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Les militants de Greenpeace avaient agi dans le cadre d'une opération menée simultanément dans six pays européens, destinée à «mettre en lumière les risques liés au vieillissement des centrales nucléaires».