Berger (CFDT) qualifie de «provocation» les propositions du Medef

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Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 7 juillet 2014 à Paris
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, le 7 juillet 2014 à Paris — Benoit Tessier Pool

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a qualifié lundi de «provocation» les propositions du Medef de supprimer des jours fériés, et pouvoir déroger à la durée légale du travail ou au salaire minimum.

«J'appelle ça une provocation», a déclaré sur RTL M. Berger, à propos du document patronal intitulé «Comment relancer la dynamique de création d'emplois en France?», dévoilé dimanche par Les Echos. Selon un porte-parole du Medef, il s'agit d'«éléments de travail».

«C'est une provocation à double titre. D'abord sur le contenu des mesures: pour la CFDT il est hors de question d'aller sur ces terrains-là», a dit M. Berger.

«Et puis c'est une provocation, parce que la semaine dernière, nous nous sommes réunis avec les organisations patronales et les syndicats pour fixer un agenda social», a-t-il rappelé. «Nous avons discuté modernisation du dialogue social, nous avons discuté emploi des jeunes, emploi des chômeurs de longue durée, et le Medef n'en a pas parlé de ces propositions».

«On n'élève pas le débat public en balançant dans la presse des propositions qu'on n'a discutées nulle part ailleurs», a-t-il jugé.

Le Medef «dit qu'il faut remettre en cause les 35 heures comme durée légale: hors de question pour la CFDT. Qu'il faut abaisser le niveau du Smic: hors de question pour la CFDT. Qu'il faut revenir sur les jours fériés: hors de question pour la CFDT. Et je pourrais continuer la liste comme ça», a-t-il énuméré.

«Tous ceux qui disent qu'il faut remettre en cause les 35 heures ne veulent pas parler d'organisation du travail», alors que c'est «le vrai sujet aujourd'hui dans les entreprises», a-t-il affirmé.