Les parents testent, les profs trinquent

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Test SOS education
Test SOS education —

Un test qui «met en difficulté les enseignants», «désinforme l'opinion» et «risque de créer des peurs et des inquiétudes», pour les syndicats enseignants. Dimanche, l'association SOS Education a publié des tests de lecture et d’écritures à réaliser en trente minutes par des élèves de CP dans les pages locales de «L’Est Républicain». Objectif affiché: permettre aux parents de contrôler le niveau scolaire de leurs enfants. Ce n’est pas une première: l’association avait déjà invité à la rentrée les parents à dénoncer les professeurs de CP n'utilisant pas la stricte méthode syllabique pour apprendre à lire aux enfants.

Le syndicat des enseignants de l'Unsa-Education, le SE-Unsa, a immédiatement écrit une lettre au ministre de l'Education, Gilles de Robien, pour protester contre ces exercices qui «confirment que cette association ignore tout des programmes et objectifs de l'école élémentaire».

64.000 adhérents

L’association assure que le test a été «préparé par des maîtres d'école et des orthophonistes» et qu’à ce stade de l’année l’élève «doit avoir atteint un minimum en lecture et en écriture». Forte de 64.000 adhérents revendiqués, l'association fournit aux parents un numéro de téléphone qui avait connu un grand succès à la rentrée.

Le SE-Unsa a demandé au ministre d'intervenir auprès de cette association pour lui intimer «de cesser ces pratiques» et de «publier dans les mêmes journaux une mise au point».
Cet encart doit paraître dans les jours à venir dans certaines pages locales de La Montagne, du Petit Vendômois et du Régional, a précisé l'association conservatrice.

Cet encart est composé d'un court texte explicatif et de quatre questions (lecture de syllabes et de mots, écriture d'une phrase, questions sur un texte, mini dictée).