Les listes électorales font le plein

©2006 20 minutes

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La hausse a bien eu lieu. Le nombre d'inscriptions sur les listes électorales était en augmentation à la fin 2006 par rapport aux mois qui précédaient la présidentielle de 2002. D'après les premiers chiffres des mairies et des préfectures, c'est dans les villes et les banlieues que l'augmentation est la plus sensible. Ainsi, Paris a enregistré 109 299 inscriptions en 2006, contre 87 856 en 2001. Sur un an, la progression est de 9,6 %. A Lyon et à Villeurbanne, le nombre de nouveaux électeurs a doublé par rapport à 2002. A Lille et à Roubaix, il a augmenté de plus de 65 % entre les deux présidentielles. La municipalité de Roubaix estime qu'« en quinze ans, c'est la première fois qu'on arrive à ce chiffre-là ».L'impact des émeutes de 2005 a souvent été évoqué comme l'origine d'un intérêt nouveau pour le vote de la part des jeunes des cités. Les chiffres sont éloquents en Seine-Saint-Denis. La ville de Saint-Denis compte en effet 7 075 nouveaux inscrits, dont 2 572 de moins de 21 ans (contre 1 732 en à la même époque en 2002). A Bobigny, il y a 3 192 nouveaux inscrits (+ 10,6 % sur un an) et 5 431 à Aulnay-sous-Bois.Reste à savoir quelle peut être l'influence de ces nouveaux venus sur le scrutin. Pour Jérôme Sainte-Marie, politologue de l'institut de sondage BVA, « l'électorat de la capitale est marqué par le 21 avril 2002 et la campagne interne du Parti socialiste », ce qui laisse supposer un avantage pour Ségolène Royal. En banlieue, « le travail d'incitation au vote des associations devrait bénéficier à la gauche », et « on sent déjà une mobilisation dans les zones urbaines sensibles pour l'extrême gauche et la candidature de Besancenot ».