Patrick Ollier dans un fauteuil pour le Perchoir

POLITIQUE Les députés élisent ce mercredi un nouveau président de l'Assemblée nationale...

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Nicolas Sarkozy va préciser mercredi ses orientations en matière de défense, Ségolène Royal défendra à Dijon l'égalité des femmes à la veille de la journée internationale des femmes, tandis qu'à l'Assemblée nationale les députés éliront un nouveau président.
Nicolas Sarkozy va préciser mercredi ses orientations en matière de défense, Ségolène Royal défendra à Dijon l'égalité des femmes à la veille de la journée internationale des femmes, tandis qu'à l'Assemblée nationale les députés éliront un nouveau président. — Eric Feferberg AFP/Archives

Une place qui vaut cher. Les députés sont censés élire ce mercredi après-midi un nouveau président de l'Assemblée nationale, pour remplacer Jean-Louis Debré, parti au Conseil constitutionnel. Le groupe UMP a désigné son candidat dans la matinée : Patrick Ollier, député UMP des Hauts-de-Seine.

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Cet intérim de courte durée aiguise les appétits. L'Assemblée ayant achevé ses travaux le 23 février, le nouvel élu ne devrait tenir sa place que jusqu'au 19 juin, date de fin de la législature. Mais la fonction, comme celle d'autres élus, réserve d'appréciables avantages, même après la fin du mandat (lire ci-dessous).

L'élection a départagé trois candidats déclarés, tous membres de l'UMP : l'actuel vice-président de l'Assemblée, Yves Bur, le questeur Claude Gaillard, et le président de la commission économique Patrick Ollier. Un trio qui reflète la bataille qui se mène en coulisses entre sarkozystes et chiraquiens au sein de la majorité. Les deux premiers sont sarkocompatibles, le troisième, compagnon de Michèle Alliot-Marie, est un chiraquien pur sucre.Les autres groupes parlementaires estimant que cette élection est « une affaire interne à l'UMP », seuls les députés de la majorité devraient participer au vote. Bernard Accoyer, président du groupe UMP, a échoué à imposer un seul candidat. Il a précisé lundi qu'« une élection le 7 mars ne sera en rien déterminante pour l'avenir ». Pas question donc pour l'élu de s'accrocher à son fauteuil la présidentielle passée. D'autant qu'il ne pourra même pas organiser de réception durant son mini-règne, les cuisines de l'Assemblée étant en travaux. Un petit cadeau empoisonné de Debré à son successeur.