Au salon, un homme, un animal

AGRICULTURE Tous les jours, un candidat au salon de l'agriculture…

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Jean-Marie Le Pen en visite au salon de l'agriculture de Paris, le 6 mars 2007.
Jean-Marie Le Pen en visite au salon de l'agriculture de Paris, le 6 mars 2007. — no credit
Le candidat FN à la présidentielle, Jean-Marie Le Pen, a annoncé mardi au salon de l'Agriculture à Paris, dans une cohue de journalistes, badauds, et supporters, un nouveau «matin des paysans», un nouvel âge d'or pour les agriculteurs porté par la hausse de la population mondiale.
 
L'Europe «liquide son agriculture exportatrice» au moment où des pays comme l'Inde et la Chine «vont être demandeurs de produits agricoles», a dénoncé Jean-Marie Le Pen, casquette de gentleman-farmer sur la tête, remplacée, au cours de la visite, par un chapeau style cow-boy aux couleurs noir et blanc de la vache laitière.
«Il suffit de gagner 10 ans pour que nous nous trouvions en mesure de répondre à une demande agricole croissante dans le monde entier», a dit Jean-Marie Le Pen, pariant sur une population mondiale grimpant jusqu'à 9 milliards d'individus.

Bref, «paysan va redevenir le grand métier de l'avenir», a déclaré Jean-Marie Le Pen, qui a réclamé notamment l'institution de droits de douanes «modulables, négociables, récupérables» pour protéger l'agriculture européenne.

Et Jean-Marie Le Pen s'est également prononcé pour des mesures nationales pour la ruralité («un fonds d'intervention pour les campagne» et une «dotation rurale d'équité sociale»), en souhaitant également qu'une taxe vienne frapper les Européens du nord acheteurs de terres agricoles en France, et qui «font des plus-values d'aubaine».