Alerte à la bombe sur le Bordeaux-Lyon

avec AFP

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Une alerte à la bombe signée du groupe AZF sur un viaduc à Busseau-sur-Creuse (Creuse) a provoqué l'interruption partielle du trafic ferroviaire sur la ligne Bordeaux-Lyon mardi matin, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Une alerte à la bombe signée du groupe AZF sur un viaduc à Busseau-sur-Creuse (Creuse) a provoqué l'interruption partielle du trafic ferroviaire sur la ligne Bordeaux-Lyon mardi matin, a-t-on appris auprès de la préfecture. — Olivier Morin AFP/Archives

Mauvaise plaisanterie ou risque réel ? Une alerte à la bombe signée du groupe AZF sur un viaduc à Busseau-sur-Creuse (Creuse) a provoqué l'interruption partielle du trafic ferroviaire sur la ligne Bordeaux-Lyon mardi matin.

«Des équipes sont sur place pour procéder à des vérifications», après la découverte d'une lettre déposée en gare de Busseau-sur-Creuse et signée du groupe AZF, qui fait mention «d'une alerte à la bombe» sur un viaduc de la commune, a indiqué le directeur de cabinet de la préfecture, Thierry Remuzon.

«Des gendarmes et des agents de la SNCF» ont été déployés, en attendant «une équipe de démineurs», a-t-on ajouté, soulignant que l'affaire ne soulevait pas d'inquiétude particulière: «On agit plutôt par principe de précaution», a expliqué Thierry Remuzon.

Richard Rousseau, responsable du Réseau ferré de France pour les régions Centre-Limousin confirme : «Cette ligne n’est pas très fréquentée. Ce qui nous laisse penser qu’il s’agit plutôt d’une mauvaise plaisanterie.» Par précaution, toutes les piles du viaduc vont être inspectées une par une.

Une navette en autocar remplace le trafic ferroviaire, pour l'heure suspendu.

Le groupe AZF était apparu fin 2003 et avait déjà revendiqué le dépôt d'un engin explosif en février 2004, sous la voie ferrée du Paris-Toulouse, à Folles (Haute-Vienne), prétendant contraindre l'Etat à lui verser une rançon.