Merkel et Royal pour la «mise en commun» des politiques industrielles

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La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a annoncé qu'elle-même et la chancelière allemande Angela Merkel étaient d'accord "pour définir en commun des politiques industrielles" à la suite de la crise de l'avionneur européen Airbus.
La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a annoncé qu'elle-même et la chancelière allemande Angela Merkel étaient d'accord "pour définir en commun des politiques industrielles" à la suite de la crise de l'avionneur européen Airbus. — Herbert Knosowski AFP/DDP/Pool

15h31
L’une est de droite, l’autre de gauche. Mais la chancelière Angela Merkel et Ségolène Royal se sont mises d'accord «pour définir en commun des politiques industrielles» après la crise d’Airbus. A l'issue de sa première rencontre avec la chef de l’exécutif allemand, Ségolène Royal a déclaré: «Nous partageons totalement l'objectif que l'Europe doit défendre sa filière aéronautique et en particulier ses capacités de recherche».

14h05
José Bové, qui a participé mardi à Toulouse à la manifestation d'opposition au plan Power8, a appelé à ce qu'il n'y ait «aucun licenciement, aucun licenciement chez les sous-traitants». Pour lui, «il faut que cette entreprise redevienne un établissement public à partir d'une recapitalisation». Il a par ailleurs estimé qu'il «paraît également important que les salariés aient un droit de regard. Ce n'est pas normal que les actionnaires puissent avoir une gestion irresponsable et que ce soit les salariés qui trinquent».

14h01
Le candidat LCR à l'élection présidentielle, Olivier Besancenot, a estimé qu'il fallait qu'Airbus et EADS «redeviennent 100% publics, avec un consortium européen». «Il faut récupérer l'argent des aides publiques jusque dans les comptes en banque de M. Lagardère pour permettre l'interdiction des licenciements et la fermeture des sites», évoquant les noms de Méaulte (Somme) et Saint-Nazaire ville (Loire-Atlantique). «Aérospatiale, quand c'était public, ça fonctionnait très bien. Aujourd'hui, Airbus et EADS ont des carnets de commandes qui sont pleins, ont du point de vue économique une santé qui va parfaitement bien. Des actionnaires, Lagardère pour les Français et Daimler-Chrysler pour les Allemands, ont réussi à s'enrichir sur le dos des aides publiques et sur le dos de la privatisation de l'Aérospatiale».


12 h00
Le cortège toulousain rassemble 12.000 manifestants. Parmi eux Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière qui estime qu’«il faut concrétiser» l'intention du gouvernement d'une recapitalisation par l'Etat du constructeur aéronautique. «Du côté du gouvernement, il y a des inflexions, le Premier ministre n'exclut plus une recapitalisation par l'Etat, l'idée est bonne.»

A Saint-Nazaire, 1.500 personnes selon la police, 3.000 selon les syndicats, ont défilé dans le centre derrière la banderole «Pour l'emploi industriel. Retrait des plans Airbus et Alcatel», en criant «Retrait Power8». A Nantes, 1.500 personnes, continuent de manifester.

10h15
Sept mille manifestants, selon une première estimation de la police, des salariés d'Airbus, des élus et des syndicalistes convergent vers la place du Capitole, dans le centre-ville de Toulouse.

9h30
Début des manifestations sur les différents sites français d’Airbus. Le cortège le plus important est attendu entre le siège d’Airbus et le centre de Toulouse. De Jean-Claude Mailly (FO) à Bernard Thibault (CGT), la plupart des leaders syndicaux nationaux ainsi que le candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, José Bové, doivent participer à la manifestation.
A Saint-Nazaire, 90% des 2.400 salariés sont en grève.

…Edition spéciale toute la journée sur 20minutes.fr…

8h15

Sur France Inter, Thierry breton se veut rassurant sur le plan de restructuration d'Airbus: «personne ne sera laissé sur le bord de la route.»

Brice Hortefeux est plus virulent sur LCI. Il tacle la «proposition bâclée» de Ségolène Royal. «C'est l'exemple même d'une proposition bâclée totalement inefficace et inutilement coûteuse pour les contribuables.» Un pavé dans la mare de la candidate socialiste qui déclarait hier soir: «sur un sujet comme celui-ci, aussi crucial, stratégique pour l'industrie française et l'industrie européenne, il n'y a plus ni droite ni gauche.»

Photo : manifestation de salariés d'Airbus le 28 février 2007 à Colommiers près de Toulouse (AFP)