Julien: l'autopsie du corps pratiquée mercredi

avec AFP

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L'autopsie du corps de l'enfant retrouvé dans le Rhône lundi sera pratiquée mercredi afin de déterminer les causes de la mort, a indiqué mardi le procureur de la République de Valence. «Tout laisse à penser que c'est Julien», a-t-il confirmé, indiquant que «la taille, l'âge et la manière dont il était vêtu correspondent». «Sur le corps, aucune lésion n'a été relevée, il n'y avait aucune blessure apparente», a poursuivi le procureur. Le petit garçon de 3 ans a disparu depuis le 29 janvier à Bourg-lès-Valence (Drôme).

Le corps a été repéré par des ouvriers au niveau du barrage de Beauchastel (Ardèche), entre Valence et Montélimar.

La mère de Julien, Marie-Nadège Séry, qui a porté plainte avec constitution de partie civile pour enlèvement et séquestration, doit prochainement être entendue par la juge Sophie Muraciole en tant que partie civile et en présence de son avocat. La date de son audition a toutefois été repoussée après la découverte du corps.

Le 6 février, elle avait été entendue comme témoin par la police judiciaire de Lyon. «Elle a confirmé sa version des faits. Son audition n'a pas fait évoluer l'enquête», avait ensuite indiqué une source proche de l'enquête. Marie-Nadège Séry a toujours déclaré que son fils de 3 ans avait disparu de l'appartement familial alors qu'elle faisait la sieste.

Traces de sang

Par ailleurs, une perquisition avait été menée le 17 février dans l'appartement d'une cité HLM de Bourg-lès-Valence, où elle vivait avec son compagnon, Jean-Eric Zémia, 43 ans, qui s'est suicidé le 31 janvier après 12 heures de garde à vue, en laissant une lettre clamant son innocence.

Des traces de sang ont été retrouvées dans l'appartement. Les analyses ont montré qu'il s'agissait du sang d'un frère aîné de Julien et la famille a fourni une explication satisfaisante. Pour autant, les enquêteurs continuent de privilégier la piste familiale, en raison des abondantes traces de sang de Julien retrouvées dans le coffre de la voiture de son beau-père.

«Ce n'était pas une goutte de sang. L'importance des traces laisse supposer que le corps de Julien y a séjourné un moment», selon la source proche de l'enquête. «C'est un élément fondamental sur lequel se fonde la thèse familiale», a-t-elle poursuivi, sans préciser si l'hypothèse criminelle ou celle de l'accident domestique était privilégiée. Les enquêteurs estiment que «la découverte du corps reste un paramètre essentiel pour comprendre ce qui s'est passé», selon cette source.