Ministère de la Ruralité, Sarkozy pour, Royal peut-être

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L'Espagne, avec un million de chasseurs, et l'Italie, avec près de 900.000, se placent au deuxième et troisième rang européen, derrière la France qui en dénombre près de 1,4 million, à 98% des hommes, avec une forte proportion d'agriculteurs et d'ouvriers.
L'Espagne, avec un million de chasseurs, et l'Italie, avec près de 900.000, se placent au deuxième et troisième rang européen, derrière la France qui en dénombre près de 1,4 million, à 98% des hommes, avec une forte proportion d'agriculteurs et d'ouvriers. — Patrick Bernard AFP/Archives
Nicolas Sarkozy a conclu le grand oral des candidats devant les chasseurs en leur disant ce qu’ils voulaient entendre : le candidat UMP est pour «le rattachement de la chasse au ministère en charge de la ruralité», une revendication de la fédération nationale des chasseurs (FNC, 1,3 million d’adhérents), organisatrice des débats.

«Fille de chasseur»

Nicolas Sarkozy s’est pourtant refusé à «réformer une nouvelle fois l'organisation française de la chasse.» Un engagement pris aussi par Ségolène Royal plus tôt dans la journée. Concernant la création d’un éventuel «ministère de la Ruralité», l'ancienne ministre de l'Environnement avait, elle, repoussé toute décision: «à la lumière de l'évaluation de l'application des politiques, nous pourrons voir de quelle manière la chasse pourrait être rattachée au ministère de l'Agriculture.»

«Danse du ventre»

Malgré quelques divergences de vue, celle qui s’est définie comme «fille de chasseur» — utilisant pour la première fois de façon positive son héritage paternel — a été beaucoup mieux accueillie que Dominique Voynet, huée quand elle a «regretté personnellement que les chasseurs, en tant que lobby, fassent si peu pour la conservation de la nature». L’ancienne ministre de l’Environnement, dont le bureau avait été saccagé par des chasseurs, avait prévenu: «Je ne suis pas venue faire la danse du ventre devant vous.»

Les candidats étaient tous convoqués pour un grand oral, avec dans l’ordre de passage, Nicolas Dupont-Aignan, Charles Amédée de Courson (UDF) représentant François Bayrou, Ségolène Royal (PS), Frédéric Nihous (CPNT), Philippe de Villiers (MPF), Dominique Voynet (Verts), Gérard Le Cam et Maxime Gremetz au nom de Marie-George Buffet (PCF), Jean-Marie Le Pen (FN) et Nicolas Sarkozy (UMP).