Julien : la piste familiale privilégiée

DISPARITION La trace de sang retrouvée dans le coffre de la voiture familiale «serait» celle du petit garçon…

— 

L'orientation privilégiée par les enquêteurs en charge de l'affaire du petit Julien, disparu le 29 janvier à Bourg-lès-Valence (Drôme), est "d'ordre familial".
L'orientation privilégiée par les enquêteurs en charge de l'affaire du petit Julien, disparu le 29 janvier à Bourg-lès-Valence (Drôme), est "d'ordre familial". — Jean-Pierre Clatot AFP/Archives

La piste «familiale» est désormais privilégiée dans l’enquête sur l'affaire du petit Julien, disparu le 29 janvier à Bourg-lès-Valence (Drôme). Une source proche du dossier citée par l'AFP a par ailleurs souligné que la trace de sang retrouvée dans le coffre de la voiture familiale «serait» celle de Julien. Cette information, évoquée la semaine dernière dans la presse, n'avait été alors ni infirmée ni confirmée par le procureur de la République de Valence, Jean-Pierre Nahon.

Samedi, la police judiciaire avait mené pendant près de dix heures une perquisition au domicile de la mère du petit Julien, Marie-Nadège Séry, un appartement d'une cité HLM de Bourg-lès-Valence (Drôme), et chez son compagnon, Jean-Eric Zemia, qui s'est suicidé le 31 janvier. Les résultats des prélèvements effectués samedi devraient être connus «dans les prochains jours».

«Cette famille a besoin de savoir. Aujourd'hui, on est sur le terrain des hypothèses (...) Ils ont fait des recherches d'éventuelles traces de sang (...), d'éventuelles preuves d'ADN», avait expliqué au cours de la perquisition Naceur Derbel, l'avocat de Mme Séry. «Si des preuves scientifiques incontournables viennent nous dire: ‘’malheureusement, c'est Jean-Eric Zemia qui a donné la mort au petit Julien’’ (...), à ce moment-là on s'inclinera», avait-t-il ajouté.

Le 14 février, «Le Dauphiné Libéré» avait révélé qu’une borne de téléphone cellulaire avait été déclenchée par le téléphone portable d'Eric Zémia dans la nuit de 29 au 30 janvier, soit quelques heures après la disparition du petit garçon. Le journal rapportait également que de nouvelles expertises dans le véhicule du beau-père avaient révélé la présence de traces de sang correspondant à l'ADN de Julien.

Le compagnon de Marie-Nadège Séry, 43 ans, qui a été inhumé mercredi à Bourg-lès-Valence, s'est suicidé après avoir passé 12 heures en garde à vue, laissant une lettre clamant son innocence. Le petit garçon de 3 ans a disparu de l'appartement familial alors que sa mère, selon ses dires, faisait la sieste.