Enquête sur un nouveau suicide chez Renault

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La Banque de France a révisé en légère baisse sa prévision de croissance de la France au 4e trimestre 2006, à 0,5% contre 0,6% attendu le mois dernier, mais continue à tabler sur une hausse de 2% pour l'ensemble de l'année, selon son enquête de conjoncture publiée mardi.
La Banque de France a révisé en légère baisse sa prévision de croissance de la France au 4e trimestre 2006, à 0,5% contre 0,6% attendu le mois dernier, mais continue à tabler sur une hausse de 2% pour l'ensemble de l'année, selon son enquête de conjoncture publiée mardi. — Philippe Huguen AFP/Archives

Cette fois-ci, il s’est tué chez lui. Un troisième employé du Technocentre Renault s’est suicidé, vendredi, laissant derrière lui une lettre dans laquelle il explique un travail «trop dur à supporter». Père de famille apparemment heureux dans sa vie personnelle, le technicien de 38 ans avait néanmoins manifesté des signes de mal-être au travail, selon «Le Parisien».


Le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire mardil, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. «Au vu du mot qu'il a laissé et pour faire la transparence totale sur cette affaire, le parquet a diligenté une enquête pénale pour vérifier les conditions de travail de ce monsieur», a ajouté cette source. L'enquête pénale n'a pas pour but de donner les circonstances du décès qui sont «clairement établies», puisqu'il s'agit d'un suicide, mais de rechercher d'éventuelles infractions (comme le harcèlement moral par exemple) qui pourrait être en lien avec la mort du salarié.

Cette nouvelle affaire ne devrait pas apaiser un climat déjà terni par plusieurs suicides. Il y a trois semaines, la mort d’un autre employé avait déjà pointé le malaise qui s'est installé au Technocentre de Renault. Les salariés avaient alors manifesté pour dénoncer les pressions dont ils se disent victimes.

Le corps de Raymond D. 38 ans a été découvert vendredi à son domicile de Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines) où a été retrouvée une lettre dans laquelle il évoque ses difficultés au travail. Les syndicats n'ont pas souhaité réagir «à chaud».

«Il faut rester extrêmement prudent c'est un sujet éminemment grave et préocupant et il ne faut pas ajouter de la psychose en l'absence de résultats de l'autopsie et des conclusions de l'enquête de police», a indiqué mardi Fred Dijoux (CFDT) à l'AFP.

Le 20 octobre 2006, un technicien en informatique s'était jeté du cinquième étage du bâtiment principal du technocentre qui compte 12.500 salariés et un second s'est noyé le 22 janvier. Le commissariat de Guyancourt chargé de l'enquête avait conclu à des suicides.