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SECURITE

Alerte bactériologique levée à Paris

Un courrier suspect a entraîné l'évacuation de l'ambassade du Canada ce lundi matin...

«Un produit pas toxique, un malaise inoffensif.» Le sapeur pompier adjoint chargé de l'information, Florent Hiver a fait le point après l'évacuation de l'ambassade du Canada (8e) pour une alerte NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique) ce lundi matin.

Plus tôt ce matin, un courrier suspect «imbibé d'un liquide» avait été reçu à l'ambassade, située 35 avenue Montaigne. Peu après, un employé qui aurait réceptionné ce pli, a fait un malaise sans que la police ne sache «s'il y a un lien de cause à effet».


L'ambassade a été évacuée vers 11 heures, après que les employés aient été confinés pour lever tout doute de contagion, quatre personnes ayant été en contact direct avec le malade.

Les employés ont réagi avec beaucoup de calme. «Nous sommes formés à ce type d'exercice», a commenté une employée. Une centaine de personnes se trouvaient peu avant midi à l'extérieur du bâtiment.

Le plan prévu pour toute alerte de type NRBC a donc été mis en place par la brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP) à 9h38. La BSPP est de longue date prête à faire face à un attentat de type NRBC, privilégiant notamment les premiers secours.

Un véhicule laboratoire

Ainsi, tous les véhicules de pompiers sont équipés de tenues légères de décontamination (TLD) et parés pour intervenir rapidement sur place en cas d'alerte NRBC. La BSPP dispose par exemple de 650 cagoules pour les personnes touchées.

Des pompiers ont revêtu cette combinaison.
Selon notre journaliste sur place, le quartier de l'ambassade est bouclé par la police. Le dispositif de pompiers est important. Un «véhicule-laboratoire» est sur place.
De source policière, on ajoute qu'en l'état des investigations, «aucune hypothèse ne peut être exclue, il faut être prudent sur l'origine du malaise de l'employée» qualifié de «léger». La 1ère division de police judiciaire (DPJ) a été saisie de l'enquête.