«Il n'existe aucun élément probant sur la préparation d'attentats»

TERRORISME Plusieurs sources font état de menaces d'al-Qaïda et du GSPC. Les renseignements français ne sont pas au courant...

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Les Français sont invités à se plonger cinq minutes dans l'obscurité jeudi entre 19h55 et 20h00 pour une action symbolique en faveur de la lutte contre le changement climatique marquée par l'extinction de la Tour Eiffel, et qui pourrait faire des petits à l'étranger.
Les Français sont invités à se plonger cinq minutes dans l'obscurité jeudi entre 19h55 et 20h00 pour une action symbolique en faveur de la lutte contre le changement climatique marquée par l'extinction de la Tour Eiffel, et qui pourrait faire des petits à l'étranger. — Bertrand Guay AFP/Archives
Deux avertissements en trois mois. Le réseau terroriste al-Qaida se préparerait à commettre des attentats en France à l'occasion de l'élection présidentielle, rapporte vendredi le quotidien arabe londonien «Al-Hayat», citant un rapport des services du renseignement français. Ce rapport fait état de «plusieurs indices sur l'existence d'un plan pour la répétition en France du scénario espagnol», en référence aux explosions à Madrid (mars 2004), rapporte le journal.
Pour les services civils des renseignements, pourtant, «il n'existe, à ce jour et à notre connaissance, aucun élément probant laissant croire à la préparation d'attentats sur le sol français à l'occasion de l'élection présidentielle».
«Bien sûr, ce type d'attentat (Madrid, ndlr), peut toujours être de nouveau mis en oeuvre, mais jamais personne n'a trouvé d'élément sur l'existence d'un tel plan», a-t-on affirmé à l'UCLAT.

Quant à une lettre attribuée à Oussama Ben Laden, adressée à un dirigeant du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), «Abou Al-Qassem» (nom de guerre) lui recommandant de viser la France en cherchant «les objectifs qui causeront le plus de douleur», publiée par Al-Hayat, les services civils français n'en avaient pas connaissance vendredi après-midi.
«Al-Hayat» cite notamment «des messages sur des sites web proches d'al-Qaida, comportant des menaces contre la France accompagnées de photos de la campagne pour l'élection présidentielle» du printemps 2007.

Le juge Jean-Louis Bruguière, chargé d’enquêter sur les filières terroristes, avait déjà évoqué ces menaces dans un entretien accordé au «International Herald Tribune», affirmant que la France, cible de longue date, était en alerte. Depuis le 7 juillet 2005 et les attentats de Londres, l’alerte du plan Vigipirate a été élevé au niveau rouge.
 
 

 

Le rapport des services français, cité par «al-Hayat»

Le rapport de huit pages a été élaboré sur une période de trois mois par les différents services du renseignement français, qui ont identifié «quatre sources de menaces», dont deux sont l’objet d’attention: les «réseaux irakiens», constitués de volontaires d'origine européenne qui s'étaient rendus en Irak pour combattre dans les rangs des combattants de la branche irakienne d'al-Qaïda et «les Maghrébins liés au GSPC» (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). «Al-Hayat» fait état d'une lettre attribuée à Oussama ben Laden, adressée à un dirigeant du GSPC, «Abou Al-Qassem» (nom de guerre), dans laquelle il recommande de viser la France en cherchant «les objectifs qui causeront le plus de douleur». «Ce pays infidèle a longtemps colonisé les pays musulmans. Aujourd'hui, il soutient de toutes ses forces la clique de mécréants qui gouverne en Algérie d'une main de fer», peut-on lire dans cette lettre, reproduite par le journal.