Instits agressées: le parquet veut des sanctions plus lourdes

VIOLENCE Les sanctions sont jugées trop faibles…

AFP

— 

Les deux jeunes hommes de 23 et 18 ans qui avaient agressé deux institutrices, lundi à Châlons-en-Champagne, ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de la ville à respectivement 7 mois de prison ferme et 6 mois dont 5 avec sursis.
Les deux jeunes hommes de 23 et 18 ans qui avaient agressé deux institutrices, lundi à Châlons-en-Champagne, ont été condamnés mercredi par le tribunal correctionnel de la ville à respectivement 7 mois de prison ferme et 6 mois dont 5 avec sursis. — Alain Julien AFP

Ils encouraient sept ans de réclusion, ils ont pris six et sept mois. Le procureur général de Reims a annoncé vendredi qu'il avait décidé d'interjeter appel de la condamnation des deux agresseurs de deux institutrices à Châlons-en-Champagne (Marne).

La faiblesse des sanctions avaient fait réagir les avocats des victimes. «Des peines de voleurs de pommes», avait déclaré l’un d’eux. La victime la plus gravement blessée s'est déclarée «écoeurée et consternée» par le jugement «pour une agression aussi violente dans un lieu protégé comme l'école».

Signe fort
«Je ne demande pas au procureur (de la République de Châlons-en-Champagne, ndlr) de faire appel. C'est moi qui prend la décision de faire appel. J'estime que la sanction prononcée par le tribunal doit être revue par une juridiction supérieure, pour que les victimes aient une totale garantie de l'appréciation des choses», a expliqué le procureur général Eric Enquebecq.

Les avocats des deux victimes se sont félicités de l'appel du parquet général. «C'est un signe très fort vis-à-vis des victimes, qui avaient été extrêmement choquées par le caractère modéré de la condamnation», a déclaré l’un d’eux.

Soulignant le caractère «symbolique» de cette décision, l’avocat a par ailleurs jugé «très significatif» que le procureur général, qui avait deux mois pour faire appel, le fasse si rapidement, «dans le délai d'appel qui appartient au procureur de la République».

Jurisprudence
Du côté des condamnés, Me Jacques Legay estime que l'appel a été décidé sous «la pression de l'opinion publique et de la médiatisation» de l'affaire.
«La décision rendue était une décision sereine et juste», qui «reflétait les éléments du dossier» et «la jurisprudence» dans des affaires similaires, a-t-il affirmé.