Ce que proposent les programmes des candidats

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Ségolène Royal (PS). «Pas question de désarmer» pour les socialistes, qui proposent néanmoins une «reconfiguration de l'armée de terre» et « une rationalisation des programmes d'investissements». Le PS, comme les autres partis républicains, défend «une politique européenne de sécurité et de défense», « une perspective plus porteuse que l'Otan ». Le statut des militaires doit être « rénové », en les reconnaissant à la fois « comme des professionnels et des citoyens », avec une liberté d'action et de parole plus grande. Le parti propose un service civique obligatoire de six mois. La candidate, Ségolène Royal, semble lui préférer un caractère facultatif. Royal souhaite aussi « revaloriser » le contrôle par le Parlement de la politique nationale de défense.

Nicolas Sarkozy (UMP). Pas d'économies sur le dos des soldats. L'UMP compte « maintenir l'effort de défense au moins au niveau actuel ». Et Nicolas Sarkozy a même promis, mercredi à Toulon, un deuxième porte-avions nucléaire. Comme au parti socialiste, la « non-prolifération nucléaire » est l'objectif, et le service civique de six mois « obligatoire».

François Bayrou (UDF). Moins précis que ses adversaires, le parti centriste milite pour « une nouvelle politique de défense », axée sur la recherche et le renseignement économique. Mais, pour cela, il faudra « faire des économies » dans les programmes d'armements et les structures militaires. L'UDF propose aussi la mise en place d'un « service civique universel », et une « nouvelle doctrine nucléaire ». L'idée « d'un droit d'ingérence selon le degré d'instabilité prévalant dans un pays » est même avancée. En référence à la situation iranienne ?

Jean-Marie Le Pen (FN). Il propose, sans surprise, le programme le plus radical. Outre un doublement du budget de la Défense, « de 1,8 % à 3,6 % du PIB » et l'instauration d'un service militaire volontaire de six mois, le parti lepéniste veut créer « un organisme de défense des frontières », « maintenir en permanence deux groupes aéronavals à la mer » et « reprendre et accélérer » les essais nucléaires. Finies enfin les opérations de l'armée française « au sein d'unités multinationales sous commandement étranger ».