Premières bribes du programme Royal

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Ségolène Royal multiplie les attaques contre Nicolas Sarkozy pour combler son retard sur le ministre-candidat dans les sondages d'intentions de vote, tout en se démarquant du PS par ses propositions pour 2007.
Ségolène Royal multiplie les attaques contre Nicolas Sarkozy pour combler son retard sur le ministre-candidat dans les sondages d'intentions de vote, tout en se démarquant du PS par ses propositions pour 2007. — Bertrand Guay AFP

Ségolène Royal a assisté jeudi à Grenoble à son dernier débat participatif. Prochains rendez-vous, une réunion demain à Paris, et surtout un meeting le 11 février à Montreuil (Seine-Saint-Denis). C'est là que la candidate socialiste dévoilera les grandes orientations de sa campagne. Un programme déjà esquissé, a fait observer hier son codirecteur de campagne, François Rebsamen. Retour sur les propositions phares de la candidate.

Logement. La candidate entend construire « 120 000 logements sociaux », au besoin sans l'accord des communes récalcitrantes. Elle promet une « caution [publique] pour assurer les impayés de loyers et éviter les expulsions ». Elle préconise aussi de « surtaxer les logements inoccupés depuis plus de deux ans et de « donner aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions-réquisitions ». Enfin, « l'accès à la propriété sera encouragé par l'extension des prêts gratuits » et des « crédits bon marché ».

Emploi. La candidate a évoqué une réforme des 35 heures « dans le sens de l'intérêt du développement économique ». Vague. Elle promet « la création de 500 000 emplois-tremplins dans les régions », les nouveaux emplois-jeunes. Elle entend lancer « un plan massif pour l'innovation et la recherche », avec des liens entre public et privé. L'impôt sur les bénéfices des entreprises sera modulé si ces derniers sont réinvestis ou distribués en dividendes. Les aides publiques seront liées aux créations d'emploi et remboursables en cas de délocalisation ou de licenciement. Une protection sociale des entrepreneurs et « un revenu de solidarité active » seront créés.

Jeunesse. Les jeunes ne devront pas rester plus de six mois sans emploi ou formation qualifiante, indique la candidate. Elle suggère la création d'« une allocation d'autonomie pour les étudiants et les jeunes travailleurs en difficulté », avec des « contreparties », comme du « soutien scolaire ». L'Etat financera le permis de conduire des élèves qui ont réussi leur CAP. Autres créations, « une carte santé jeune » et un accès gratuit à la contraception pour « tous les jeunes de moins de 25 ans ».

Stéphane Colineau