L'«Erika», une marée noire à 400 millions d'euros

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Faire reconnaître le préjudice écologique qui n'existe pas encore dans la loi et faire payer Total à ce titre. C'est la stratégie qu'a choisie la région Pays de la Loire, en association avec les autres régions touchées par la marée noire, en se portant partie civile dans le procès de la marée noire de l'Erika, qui s'ouvre dans une semaine à Paris. « L'objectif du procès, c'est d'abord de rechercher les coupables puis d'obtenir des indemnités pour le préjudice écologique, souligne Jacques Auxiette, président socialiste de la région. A un moment où on parle beaucoup de développement durable, il faut voir si cette notion s'applique à des événements concrets. »

L'Inra de Rennes, chargé par les régions d'évaluer les dégâts, s'est inspirée de la méthode américaine utilisée après la marée noire de l'Exxon Valdes en Alaska (1989). Elle a notamment pris en compte la perte de jouissance du littoral par les usagers. Et a finalement évalué le préjudice écologique à 400 millions d'euros.