Ambiance électrique au PS sur le nucléaire

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Nicolas Sarkozy a mis en cause hier les « déclarations insensées » de Ségolène Royal qui souhaite réduire la part du nucléaire dans l'approvisionnement énergétique du pays de 85 % à 50 % d'ici à 2020, au profit des énergies renouvelables. Les partisans du nucléaire dénoncent les conséquences possibles d'un « engagement intenable » : 25 000 emplois menacés et un surcoût annuel de 2,5 milliards d'euros. « Désorienté », le député (PS) Christian Bataille assume son désaccord. « Toute autre énergie entraînera une hausse du coût de l'électricité », explique celui pour qui les propositions de Royal correspondent à « une position minoritaire au sein du parti ».

Selon lui, le programme sur le nucléaire est le fruit d'« un marchandage avec les antinucléaires », dont la « pièce rapportée » est Bruno Rebelle, ancien de Greenpeace et conseiller de la candidate. « Cet individu irrationnel, guidé par sa haine du nucléaire ne correspond pas à ce que sont les socialistes », accuse Bataille. Mais il ne désespère pas, à l'instar de DSK, de faire revenir la candidate à la « rationalité ». Royal, elle, précise ne pas vouloir abandonner le nucléaire, Contacté par 20 Minutes, Bruno Rebelle reconnaît des « tensions ». « La question est complexe. Mais nous proposons une politique réaliste. »

Alexandre Sulzer

Les dix candidats à avoir signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, dont Royal, Bayrou et Sarkozy, se sont soumis hier à un grand oral inédit, devant un parterre d'ONG pour justifier de leur engagement. « Nous allons faire en sorte que le débat se prolonge », a promis Hulot.