Frêche exclu du PS mais pas démis

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Une association de harkis a porté plainte samedi contre le président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pour des propos "insultants" tenus, selon elle, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir.
Une association de harkis a porté plainte samedi contre le président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pour des propos "insultants" tenus, selon elle, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir. — Lionel Bonaventure AFP/Archives

Une exclusion qui tombe à pic. Alors que Ségolène Royal était en déplacement ce week-end aux Antilles (lire p. 6), le PS a décidé samedi d'exclure de ses rangs Georges Frêche, président de Languedoc-Roussillon, pour ses propos à consonance raciste. Le 14 novembre, l'ancien maire historique de Montpellier a regretté la présence de « neuf blacks » dans l'équipe de France de football, ajoutant que « la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre ». Quelques mois plus tôt, en février 2006, il avait qualifié de « sous-hommes » des harkis lors d'une cérémonie.

Ses propos avaient provoqué un tollé chez certains socialistes, mais le parti a tergiversé avant de l'exclure, Georges Frêche étant un baron local puissant et, qui plus est, soutien de Ségolène Royal. La candidate socialiste a fini par le désavouer, mais sans en rajouter. Samedi soir en Guadeloupe, elle a qualifié l'exclusion d'« événemenent attendu », en « décalage » avec « les vraies préoccupations des citoyens ». De son côté, Georges Frêche conserve ses mandats locaux, et siégera désormais parmi les « divers gauches » au conseil régional de Languedoc-Roussillon. Samedi, il a appelé ses soutiens à « conserver leur carte au PS » et « à voter pour Ségolène Royal ».

Hier, Jean-Luc Romero et Renaud Donnedieu de Vabres se sont élevés pour que le parti exclue Christian Vanneste, condamné pour propos homophobes.