Coup d’envoi du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

Recueilli par Sandrine Cochard

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Plus de 400 films sont présentés – Interview de Calmin Borel, coordinateur de la compétition expérimental et chargé de la rétrospection «super héros»
 
Le marathon commence. Avec plus de 400 films, dont 180 en compétition, le 29e festival de Clermont-Ferrand est un rendez-vous incontournable du court-métrage international. Durant neuf jours, grand public et professionnels du secteur pourront regarder une sélection issue de plus de 60 pays. Un éclectisme qui se traduira également à travers les rétrospectives consacrées à la Belgique, aux super héros, à la programmation dédiée à l’Afrique du Sud post-apartheid. Le festival s’achèvera le 3 février avec la remise des prix des trois différentes catégories (internationale, nationale et expérimentale).
 
Interview de Calmin Borel, coordinateur de la compétition «expérimental» et chargé de la rétrospection «super héros»

Quelle est la spécificité du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand ?
Il s’agit de la plus importante vitrine du court-métrage dans le monde. C’est pourquoi nous sommes très sollicités : cette année, nous avons reçu 5630 films pour une sélection qui en comporte plus de 200. C’est aussi le festival qui propose le plus de films : nous en diffuserons plus de 400. Nous sommes très contents des films retenus. Ils viennent de 100 pays différents, c’est passionnant. Et les spectateurs sont au rendez-vous : ces dernières années, nous avons compté en moyenne 130.000 visiteurs, dont environ 3.000 acheteurs professionnels.
 
Comment sélectionnez-vous ces films ?
Le festival fêtera ses 30 ans en 2008. Nous disposons d’un solide réseau qui nous proposent beaucoup de film chaque année. Nous tâchons de couvrir le plus de pays possibles pour s’assurer un maximum de films issus d’horizons différents. Il était néanmoins difficile de prospecter en Asie, à l’exception de la Corée du Sud. Les choses se sont débloquées cette année avec la mise en place d’un module d’inscription commun à plusieurs festivals sur l’Internet. Cela lève ainsi le frein de la paperasse.
 
Pourquoi une rétrospective «super héros» ?
Tout d’abord, la sélection que nous avons opérée a été guidée par le plaisir. Chaque année, nous visionnons des milliers de films et certains, même si nous ne les sélectionnons pas pour la compétition, nous ravissent et nous les gardons en mémoire. Nous dressons ainsi une liste dans laquelle nous pouvons piocher pour les rétrospectives. Celle consacrée aux «super héros» verra ainsi se succéder 24 courts-métrages, parmi lesquels des sketches des Nuls sur «la vie quotidienne des super héros», diffusés sur Canal + dans les années 80-90, des films de plusieurs pays, notamment le Japon, ou encore le tout premier Superman en dessin animé qui date de 1941.