Le PS se penche à froid sur le cas Frêche

©2006 20 minutes

— 

Une association de harkis a porté plainte samedi contre le président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pour des propos "insultants" tenus, selon elle, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir.
Une association de harkis a porté plainte samedi contre le président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, pour des propos "insultants" tenus, selon elle, lors d'une cérémonie à Montpellier en hommage à un ancien porte-parole de la communauté pied-noir. — Lionel Bonaventure AFP/Archives

Georges Frêche, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, a été condamné hier à 15 000 e d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier, pour avoir traité des harkis de « sous-hommes » en février 2006. Il a immédiatement fait appel du jugement. Georges Frêche est également sous le coup d'une exclusion du Parti socialiste si ses propos sur la forte proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football « sont confirmés » a réaffirmé lundi, François Hollande, le premier secrétaire du PS. La commission des conflits du parti, saisie sur son cas, se réunit samedi pour « écouter, vérifier » et statuer sur le cas Frêche.

Georges Frêche victime d’un complot. «Tout est joué d'avance. Du temps de Staline, les jugements étaient faits à l'avance. On faisait comparaître les accusés et ensuite, on lisait le jugement. Vous avez vu que le jugement est fait», a-t-il affirmé à la radio France Bleu Hérault.
Le jugement «a été négocié, j'imagine, entre Mme (Ségolène) Royal et Mme (Christiane) Taubira (ndlr la députée PRG de Guyane, membre de l'équipe de campagne de Mme Royal) avant le voyage aux Antilles. C'est ce qu'on appelait en 1917 fusiller pour l'exemple», a poursuivi le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon qui s'attend à être exclu du PS. «Mais moi, ça ne m'impressionne pas. Alors, je ne règle aucun compte aujourd'hui».