Lagardère prévoit de supprimer 7 à 10% de ses effectifs

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Le co-président du conseil d'administration d'EADS Arnaud Lagardère affirme dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos que Louis Gallois, nouveau président d'Airbus, aura "tous les pouvoirs opérationnels" nécessaires pour exécuter le plan de redressement qui impliquera des efforts "en France comme en Allemagne".
Le co-président du conseil d'administration d'EADS Arnaud Lagardère affirme dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos que Louis Gallois, nouveau président d'Airbus, aura "tous les pouvoirs opérationnels" nécessaires pour exécuter le plan de redressement qui impliquera des efforts "en France comme en Allemagne". — Pierre Verdy AFP/Archives

Arnaud Lagardère a dévoilé aujourd'hui aux actionnaires la stratégie de son nouveau pôle médias. Il prévoit de supprimer 7 à 10% de ses effectifs dans le monde sur un total de 9.900 employés, y compris en France où entre 240 et 350 postes sur 3.500 seraient supprimés «sans licenciement sec».

Le groupe veut ainsi se concentrer sur les magazines «féminins, automobile, déco» et Internet. Résultat, plusieurs titres déficitaires vont fermer. Selon nos informations, Isa, Top Famille, L'Echo des Savanes feraient partie du lot et Télé 7 Jours serait revendu. Parallèlement, Bayard arrête Vermeil, met Vivre plus « en observation » et Mondadori France stoppe 20 ans et Max.

Pourtant, la diffusion des magazines n'a baissé que de 1,8 % entre 2005 et 2006. Et les Français étaient encore 30 millions à feuilleter au moins une revue par jour en 2005. Côté pub, les annonceurs ont investi dans les périodiques, en 2006, 5 % de plus que l'année précédente. Alors ? « Avant, un patron de presse aurait lancé une nouvelle formule pour booster un mag jugé peu rentable. Aujourd'hui, il n'hésite plus à le fermer, en se disant que cela lui coûte à peine plus cher ! », décrypte Paul-Hervé Vintrou, président de Media Consulting Group. « Les dirigeants ont besoin de cash pour développer les portails Web de leurs revues », analyse un syndicaliste de Bayard. Mais la fin du papier (lire ci-dessous), tous n'y croient pas. « Les magazines serviciels, type bon plans ou télé, sont voués à disparaître », assure le directeur d'un hebdo, parce qu'on trouve la même chose sur le Net. « Mais les marques comme Match, Elle ou Vogue vont survivre parce qu'elles offrent une mise en page et des photos complémentaires au Web. » La pause magazine au coin du feu n'est donc pas totalement révolue. Ouf.

Laure de Charette
 


Tops & flops : + 15 % pour les mags people. L'hebdo Voici (Prisma) est dévoré par 4,2 millions d'adeptes. + 0,01 % pour les newsmags. Paris Match (groupe Lagardère) en tête, avec 4,2 millions de lecteurs chaque semaine. - 2,62 % pour les mags famille. Top Famille (Lagardère), menacé, conserve pourtant 1,5 million de lecteurs par mois. - 2,48 % pour la presse télé. Mais l'hebdo Télé 7 Jours (Lagardère) garde 7,2 millions de lecteurs.