Polémique autour d'enquêtes des RG sur l'équipe de Royal

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La campagne projet contre projet va-t-elle être remplacée par une campagne de coups bas ? Dans son édition d'hier, Le Canard enchaîné a mis le feu aux poudres en cette période préélectorale. L'hebdomadaire affirme que « sur ordre en provenance du cabinet » du ministre de l'Intérieur, des investigations ont été menées par les Renseignements généraux sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France après son arrivée dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal. « Je demande qu'il y ait immédiatement des vérifications qui soient faites », s'est indigné François Hollande dans une déclaration à l'Assemblée nationale. « Je demande que ces informations soient, je l'espère, infirmées mais si elles sont confirmées, alors il faudra en tirer toutes les conséquences au niveau de la campagne présidentielle. »

Le ministre de l'Intérieur a démenti les affirmations du Canard enchaîné. « C'est tellement ridicule, il faut qu'ils gardent leurs nerfs, surtout qu'ils restent calmes », a déclaré hier Nicolas Sarkozy. Interrogée par l'AFP, la direction centrale des RG n'a pas souhaité réagir, mais relève des erreurs dans l'article en question. Le cabinet du ministre a assuré « ne pas demander d'enquête sur les gens ». En interne, chez les RG, on est moins catégorique : « Officiellement, les RG ne s'occupent plus de politique au niveau local, on ne suit plus les partis ni les élections. En revanche, au niveau de la direction centrale, on n'est pas au courant de tout. Il peut y avoir des commandes précises du ministère, des commandes simplement orales. »

B. B. et D. C.