Les sectes formées à enrôler

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Dans son rapport annuel publié hier, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) s'est penchée sur les nouveaux moyens – plus discrets – utilisés par les sectes pour collecter des fonds et recruter des adeptes.

La Miviludes a noté une floraison de stages de reconstruction personnelle et de formations liées notamment au domaine de la santé. Ainsi un banal stage de réinsertion sociale peut représenter un danger s'il est coûteux, exigeant en temps et en « obéissance » ou s'il implique des mises en condition à coups de jeûne ou de substances diverses. Sont visées les pratiques de thérapeutes non reconnues, comme ce « praticien en analyse et réinformation cellulaire ».

Le rapport s'inquiète également du développement des stages de mieux-être utilisant une plante hallucinogène d'origine africaine, l'iboga. Une enquête sanitaire a été ouverte sur ce produit à la suite du décès d'un stagiaire qui en avait consommé.