Nouvelle piste dans la disparition d’Estelle Mouzin

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Quatre ans après la disparition d'Estelle Mouzin, 9 ans, à Guermantes (Seine-et-Marne) le 9 janvier 2003, les enquêteurs ne relâchent pas leurs efforts: tel est le message qu'est venu samedi faire passer le chef de la PJ de Versailles, à l'occasion d'un rassemblement organisé dans le village en mémoire de la fillette.
Quatre ans après la disparition d'Estelle Mouzin, 9 ans, à Guermantes (Seine-et-Marne) le 9 janvier 2003, les enquêteurs ne relâchent pas leurs efforts: tel est le message qu'est venu samedi faire passer le chef de la PJ de Versailles, à l'occasion d'un rassemblement organisé dans le village en mémoire de la fillette. — AFP/Archives
Nouveau rebondissement dans l’affaire Estelle Mouzin. Une jeune Belge, victime d'une tentative d'enlèvement en 2002, a affirmé que son agresseur pourrait être l'homme du portrait-robot dressé dans le cadre de la disparition de la petite fille à Guermantes (Seine-et-Marne), le 9 janvier 2003.

Camionnette blanche

Les enquêteurs de la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles doivent rencontrer la jeune Belge prénommée Aurore, 14 ans, à la fin du mois, selon un reportage du Soir 3 diffusé mardi soir. Ni le parquet de Meaux ni la PJ n'ont souhaité confirmer cette information.

Selon une source proche du dossier, cette reconnaissance date de 2003, mais l'information n'est apparue que récemment dans le dossier de l'affaire Estelle, instruite à Meaux. Aurore affirme en revanche dans le reportage n'avoir jamais vu le portrait-robot avant que le journaliste ne le lui montre, la semaine dernière.

L'adolescente avait été victime d'une tentative d'enlèvement le 19 août 2002 à Chiny, petite ville du sud de la Belgique où elle habite. Elle raconte qu'une camionnette blanche (comme dans l'affaire Estelle) serait passée plusieurs fois devant elle alors qu'elle était à une centaine de mètres de chez elle. Le chauffeur, qui avait des «lunettes noires et une casquette» lui aurait demandé la route de Chiny, et lui aurait mis un mouchoir sur la bouche alors qu'elle lui indiquait la route. Elle se serait débattue et aurait réussi à se dégager.

Lunettes foncées

Quand le journaliste lui montre le portrait-robot dressé en 2003 dans le cadre de l'affaire Estelle, elle affirme: «Oui, c'est à peu près le même homme en lui rajoutant de la moustache et un peu de barbe, une casquette de golfeur et des lunettes foncées». «Je crois que c'est lui», ajoute-t-elle.

En 2003, la fillette avait cru reconnaître que son agresseur était Michel Fourniret. Confrontée au tueur en série présumé derrière une glace sans tain, elle ne l'avait finalement pas reconnu au milieu d'un groupe d'hommes, selon le procureur du roi Bernard Appart, interviewé dans le reportage.