Sarkozy: «Un bouclier fiscal à 50%»

Congrès de l'UMP, heure par heure rès de 70% des militants UMP ont voté Nicolas Sarkozy

Stéphane Colineau

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Le Premier ministre Dominique de Villepin est arrivé dimanche à 11H00 au Congrès de l'UMP à Paris, qui doit introniser dans l'après-midi Nicolas Sarkozy comme candidat à l'élection présidentielle.
Le Premier ministre Dominique de Villepin est arrivé dimanche à 11H00 au Congrès de l'UMP à Paris, qui doit introniser dans l'après-midi Nicolas Sarkozy comme candidat à l'élection présidentielle. — Olivier Laban-Mattei AFP
15h05: fin du discours de Nicolas Sarkozy.

14h40: Nicolas Sarkozy se prononce en faveur d'«un bouclier fiscal à 50%».


14h33: JFK, une référence aussi pour Nicolas Sarkozy?
Il rappelle, comme Royal, la citation de l'ancien président américain: «Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays».

14h27
: Nicolas Sarkozy, dans son discours d'investiture: «Je propose de faire de la France un pays de propriétaire». «Eux, ils veulent que chacun aient accès un HLM dégradé».

14h07:
Nicolas Sarkozy, dans son discours d'intronisation: «Ma France, c'est celle des travailleurs qui ont cru à la gauche de Jaurès mais ne se reconnaissent plus dans la gauche actuelle».

Après avoir cité les noms de l'ancien Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, de l'ancien maire de Neuilly Achille Peretti, de l'ex-chef du gouvernement Edouard Balladur, Sarkozy a exprimé son "respect à Jacques Chirac", qui "en 1975 à Nice m'a offert l'opportunité de mon premier discours".
(...) Tous ces hommes m'ont enseigné à moi, petit Français au sang mêlé, l'amour de la France et la fierté d'être Français». Evoquant "les héros de la Résistance et de la France libre avec lesquels j'ai fait mes premiers pas en politique", Nicolas Sarkozy a déclaré qu'ils lui avaient appris "ce qu'était le gaullisme".

Le gaullisme n'est pas "une doctrine" mais "une exigence morale", "l'exercice du pouvoir comme un don de soi", ou "le refus du renoncement, la rupture avec les idées reçues et l'ordre établi quand ils entraînent la France dans le déclin".



13h56: Nicolas Sarkozy, dans son discours d'intronisation: ««J'ai depuis compris qu'est fort celui qui apparaît dans sa vérité. J'ai compris que l'humanité est une force, pas une faiblesse (…). J'ai changé parce qu'à l'instant même où vous m'avez désigné j'ai cessé d'être l'homme d'un seul parti, fût-il le premier de France. J'ai changé parce que l'élection présidentielle est une épreuve de vérité à laquelle nul ne peut se soustraire. J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé. (…) On ne peut pas partager la souffrance de celui qui connaît un échec professionnel ou une déchirure personnelle si on n'a pas souffert soi-même. J'ai connu l'échec, et j'ai dû le surmonter»

«Je suis révolté par l'injustice et c'en est une quand la société ignore les victimes. Je veux crier pour les victimes de l'injustice. J'ai pleuré quand j'ai visité Yad Vashem [le memorial de la Shoah]. A Tiberine [là où les islamistes algériens ont tué des moines], j'ai compris la force de l'amour. (...) Nous sommes la synthèse entre morale laique et 2000 ans de chrétienté».

13h46:
l'écran géant au dessus de la tribune du congrès de l'UMP affiche le résultat du vote: Sarkozy est désigné candidat UMP à la présidentielle avec 69,06 % des suffrages. Le score est rectifié par la suite: Nicolas Sarkozy a obtenu 98,1% des suffrages exprimés des adhérents du mouvement, selon le score donné par le parti et 69,06% des adhérents ont participé au vote. La candidate socialiste Ségolène Royal avait reçu 60% des suffrages exprimés.

13h46: l'écran géant au dessus de la tribune du congrès de l'UMP affiche le résultat du vote: Sarkozy est désigné candidat UMP à la présidentielle avec 69,06 % des suffrages. La candidate socialiste Ségolène Royal avait reçu 60% des suffrages exprimés.

13h13: Fin de l'intervention de Michèle Alliot-Marie, très applaudie: «Nicolas peut compter sur moi». A son arrivée à la tribune où elle a succédé à François Fillon, la ministre de la Défense a été très applaudie: «Michèle, Michèle».

Voici d'autres petites phrases recueillies par l'AFP
très tournées vers l'offensive anti-PS et anti Royal.

12h48: fin du discours de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy.
«Pour la première fois, notre camp sera représenté par un homme qui n’a aucun compte à régler avec le passé».

12h46: Près de 78.000 personnes présentes
, annonce Jean-Claude Gaudin. «Et il y aura plus de monde dans l’après-midi». Dans l'entourage du patron de l'UMP, on estime même à 100.000 le nombre de militants qui pourraient assister au sacre de Nicolas Sarkozy. Selon une premère estimation de Roger Karoutchi, président du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France, 50.000 personnes sont attendues. L'UMP a dépensé environ 3,5 millions d'euros pour cette manifestation aux allures de show, affrétant huit TGV et 520 cars pour amener les participants, venus de toute la France.

Beaucoup de petites phrases machistes glissées de ci de là. Rappel à l’ordre de Xavier Bertrand, ministre de la Santé et porte-parole du candidat : «Chaque attaque dans ce sens est un coup contre notre camp. »

11h : Dominique de Villepin rend visite au Congrès de l'UMP
. «On vient de passer un moment très sympathique», a commenté un membre de son entourage. Juste avant sa venue, Nicolas Sarkozy, soucieux d'éviter tout incident, avait lancé aux militants: «je vous demande de faire un triomphe à tous ceux qui viendront ici, car tous ceux qui viendront ici, j'en aurai besoin, la France en aura besoin». Georges Tron, un député villepiniste : Je suis le premier à dire quand ça se passe mal, mais là, ça s’est bien passé. Nous avons voulu montrer des images d’apaisement, manifester une volonté d’union. Ce qui a été fait l’a été en accord avec Nicolas Sarkozy.

10h : ouverture du Congrès de l'UMP qui doit introniser Nicolas Sarkozy comme candidat à la présidentielle s'est ouvert au Parc des Expositions de la porte de Versailles, dans le sud de Paris.