Disparition des Yvelines, retour sur l'affaire

S.C. avec AFP

— 

12h : Le jeune homme de 27 ans, handicapé mental léger, en compagnie duquel deux enfants ont disparu mercredi après-midi dans les Yvelines, est décrit par les autorités policières et judiciaires comme une «personne douce» et «inconnue de la police».
11h : «tout laisse penser qu'ils sont en région parisienne» affirme Jean Espitalier, directeur régional de la police judiciaire de Versailles, au cours d'une conférence de presse commune avec le procureur-adjoint de Versailles, Jean-Michel Desset. Il ajoute que jeudi matin «à 9h50» quelqu'un a appelé la police en assurant «avoir aperçu dans Paris» les deux enfants accompagnés du jeune homme.
Jeudi 7h : le plan «Alerte enlèvement» est déclenché. Il prévoit un matraquage médiatique pendant 3 heures durant lesquelles les photos et la description des enfants sont diffusées.
Vers 19h : un chien pisteur et un hélicoptère muni d'un projecteur arrivent en renfort. Les gares et stations de bus font l'objet d'une surveillance et la centrale électrique de Porcheville est fouillée. Selon les premiers éléments de l’enquête, les enfants «se seraient rendus à pied à Gargenville (78) où leurs traces ont été perdues»
Vers 18h : les parents préviennent les policiers qui entreprennent les premières recherches, sans résultats.
Vers 16h : le père des enfants constate qu'ils ne sont plus dans le jardin et entreprend des recherches.
Mercredi après-midi : Christophe Barella, 11 ans, et sa soeur Lucie, 8 ans, jouent comme ils en ont l'habitude dans le jardin du pavillon de leurs parents avec Ludovic Bilotte, 27 ans, un handicapé mental léger.
Par ailleurs, les enfants disparus mercredi dans les Yvelines auraient vidé leur tirelire, selon la chaîne LCI.
Plan alerte enlèvement déclenché
Adopté en février 2006, le plan «Alerte Enlèvement», prévoit un matraquage médiatique d’ampleur nationale pendant trois heures. Il a été déclenché à 7h jeudi matin pour se terminer à 10h, alors que les enfants ont disparus depuis mercredi vers 16h. «En l’absence de violence, nous n’étions pas sûrs qu’il s’agisse d’un enlèvement, a expliqué Guillaume Didier, conseiller du ministre de la Justice Pascal Clément, à 20minutes.fr. La confirmation est venue dans la nuit, d’où le déclenchement à 7h.» Il s’est néanmoins réjoui de la réactivité des médias. «Avec la publication des photos et la description des enfants dans les médias, ce dispositif est déjà un succès même s’il ne s’agit que d’un petit plus à l’enquête en cours», a-t-il affirmé.
Le plan «Alerte Enlèvement», a été déclenché pour la première fois en France le 9 juillet 2006 après la disparition de deux soeurs de 8 et 10 ans dans le Maine-et-Loire. Selon Guillaume Didier, c’est la première fois que ce dispositif est véritablement mis en place. «La première fois, l’enquête s’était rapidement dirigée vers une fugue,» a précisé Guillaume Didier.
Un numéro de téléphone a été ouvert pour tout renseignement "en cas de découverte" (0805 200 200), ainsi qu'une boîte mail, lançant cette recommandation à tout témoin : "N'intervenez pas vous-même" mais "appelez immédiatement".