Le plan «Alerte enlèvement»

— 

 
  — no credit

Le plan «Alerte Enlèvement», déclenché pour la deuxième fois en France, jeudi matin, après la disparition d'un garçonnet de 11 ans et de sa soeur de 8 ans, mercredi à Porcheville (Yvelines), est un dispositif d'alerte massive et immédiate pour rechercher un enfant enlevé.

Il est largement inspiré du plan «Amber», créé au Texas en 1996.

Ce plan, adopté en France en février 2006, consiste à lancer à la radio, à la télévision et sur les panneaux des gares et autoroutes, une alerte massive pour mobiliser la population à la recherche d'un enfant enlevé et de son ravisseur présumé.

L'opération doit être déclenchée le plus tôt possible après l'enlèvement car les enquêteurs ont constaté que les premières 24 heures sont cruciales pour la survie de l'enfant.

Le plan «Amber», créé au Texas en 1996 après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman, existe depuis plusieurs années aux Etats-Unis et au Canada. Aux Etats-Unis, il a permis de retrouver plus de 140 enfants. En Europe, le Royaume-Uni participe à des essais régionaux.

En France, ce dispositif a été testé --avec succès-- pour la première fois lors de l'enlèvement de la petite Aurélia en novembre 2005 dans le Maine-et-Loire.

Adopté en février 2006, le plan «Alerte Enlèvement», a été déclenché pour la première fois en France le 9 juillet 2006 après la disparition de deux soeurs de 8 et 10 ans dans le Maine-et-Loire.

Cette affaire s'était révélée être une fausse alerte, les deux fillettes ayant regagné leur domicile une quinzaine d'heures après leur disparition.

Selon les modalités de ce plan, les chaînes de télévision et les radios diffusent à intervalles réguliers le signalement de l'enfant enlevé, éventuellement celui de son ravisseur présumé et tout renseignement pouvant permettre de retrouver leur trace.

A la télévision, une bande défile tous les quarts d'heure, tandis qu'un message en plein écran, avec éventuelle photo, s'affiche entre les programmes. Les chaînes régionales de la zone concernée diffusent des messages plus rapprochés. La SNCF, la RATP et les sociétés d'autoroute relaient le message.

Il est prévu de déclencher ce dispositif uniquement en cas d'enlèvement criminel.

Au Canada, Amber peut être déclenché dès qu'il y a de sérieuses raisons de craindre pour la vie de l'enfant.