Des candidats feront tomber les prunes, d'autres refusent

©2006 20 minutes

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Le nombre des tués sur les routes en 2006 s'est élevé à 4.703 personnes (-11,6% en un an), a annoncé le ministre des Transports, Dominique Perben, qui a fait état d'une baisse de 43% "depuis 2002" soit en 5 ans, "plus de 10.000 vies épargnées et 100.000 blessés évités".
Le nombre des tués sur les routes en 2006 s'est élevé à 4.703 personnes (-11,6% en un an), a annoncé le ministre des Transports, Dominique Perben, qui a fait état d'une baisse de 43% "depuis 2002" soit en 5 ans, "plus de 10.000 vies épargnées et 100.000 blessés évités". — Philippe Huguen AFP/Archives

Y aura-t-il une amnistie après la présidentielle ? La publication hier du nombre de morts sur les routes françaises a été l'occasion de relancer le débat sur l'amnistie des infractions au Code de la route. Alors que le ministre des Transports, Dominique Perben, a annoncé une « année historique » avec moins de 5.000 tués en 2006 – 4.703 exactement –, il s'est dit «farouchement opposé» à toute amnistie. «Toute annonce aurait un effet immédiat sur le comportement des automobilistes», a-t-il déclaré, espérant «qu'aucun des candidats [à la présidentielle] ne vienne gâcher cela».

Il est pourtant de tradition qu'une amnistie soit décrétée à l'occasion de l'élection suprême. En 2002, Jacques Chirac avait accordé une amnistie pour les PV de stationnement non dangereux. Hier, le chef de l'Etat a renouvelé ce voeu lors du Conseil des ministres.

Du côté des candidats déclarés, les avis divergent. Selon une enquête de l'hebdo «Auto plus», Nicolas Sarkozy, comme François Bayrou, sont contre une amnistie. C'est une pratique d'une «époque révolue» selon le ministre de l'Intérieur, une mesure «incivique» selon le leader de l'UDF. Jean-Marie Le Pen, lui, est pour, sauf pour les infractions ayant entraîné des blessures ou des morts. A gauche, Olivier Besancenot veut amnistier les «seuls PV de stationnement», comme Marie-George Buffet. Ségolène Royal, elle, est la seule à ne pas se mouiller. La candidate socialiste dit «poursuivre sa réflexion» sur le sujet.

B. B.