A l'UMP, un scrutin crispé

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« Dominique de Villepin, j'en ai besoin aussi. » Ce n'est pas Chirac qui a prononcé cette phrase hier, mais Nicolas Sarkozy, juste après avoir voté pour lui-même lors du scrutin de désignation du candidat UMP à la présidentielle. « Je ne m'arrête pas aux incompréhensions du moment. J'essaie de comprendre ce que veulent les uns et les autres », a-t-il déclaré, en faisant allusion à la réunion du groupe UMP, mardi à l'Assemblée, au cours de laquelle les députés de son parti ont violemment attaqué le chef du gouvernement.

Le candidat tente de prendre de la hauteur, d'autant que les soutiens se multiplient. Ainsi, après Alain Juppé lundi, Jérôme Monod, proche conseiller de Chirac, a indiqué hier qu'il votera en faveur du président de l'UMP. Ce qui n'empêche pas d'autre chiraco-villepinistes de refuser de se rallier tant que Jacques Chirac ne se sera pas prononcé. Quant à Michèle Alliot-Marie, son compagnon Patrick Ollier, a indiqué hier, qu'elle s'exprimera demain sur ses intentions.