Sarkozy ironise sur le bilan-réquisitoire du PS

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Nicolas Sarkozy a ironisé mardi sur le nombre de plus en plus restreint de ses opposants, alors que Dominique de Villepin a contesté la stratégie du président de l'UMP en invoquant la nécessité de "surprises", comme l'ont fait les armées napoléoniennes.
Nicolas Sarkozy a ironisé mardi sur le nombre de plus en plus restreint de ses opposants, alors que Dominique de Villepin a contesté la stratégie du président de l'UMP en invoquant la nécessité de "surprises", comme l'ont fait les armées napoléoniennes. — Dominique Faget AFP
Nicolas Sarkozy a ironisé sur le document-réquisitoire publié mercredi par le PS sur son site internet. «Après le tourisme en Chine, voilà qu'on a la critique attendue de mon bilan!», s'est exclamé le président de l'UMP. Ce bilan, «c'est beaucoup d'honneur. Je dois avoir un drôlement bon bilan pour qu'ils se donnent tant de mal pour expliquer qu'il n'est pas bon! Franchement, quelle publicité! On aurait bien du mal à faire le bilan de ce qu'a fait Mme Royal, ça, c'est sûr», a-t-il lancé.

C'est tellement classique, tellement attendu que ce n'est pas blessant. C'est décevant », a-t-il ajouté. Mais « s'ils pensent que c'est utile et intéressant, c'est leur droit. Moi, je n'ai pas à polémiquer avec eux ». Selon lui toutefois, «le Parti socialiste ferait bien mieux de défendre ses idées» et «la candidate de présenter ses projets ». « Si le seul projet du Parti socialiste, c'est de dire du mal de mon action, c'est triste pour eux (...) Ce qu'attendent les Français de nous, ce n'est pas qu'on se critique les uns les autres, mais qu'on explique ce qu'on va faire pour l'avenir", a affirmé le candidat UMP. «J'espère qu'ils auront autre chose à dire pendant la campagne».

«Des relents xénophobes» selon l'UMP

Un peu plus tôt, les
porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse, et Luc Chatel, avaient estimé que «ces attaques personnelles aux accents xénophobes douteux ne grandissent pas ceux qui les profèrent», faisant allusion à l'expression «néo-conservateur américain à passeport français». «Notre démocratie et les enjeux de la prochaine élection présidentielle méritent mieux que ces insinuations lamentables sur l'appartenance nationale du président de l'UMP.»