Clearstream, l’art du recel

J. H.

— 

no credit

Poursuivi pour «recel de vol et d'abus de confiance» dans l'affaire Clearstream, le journaliste et écrivain Denis Robert persiste et co-signe avec le plasticien Philippe Pasquet. Cette fois, ce n’est pas avec un livre, mais une expo des listings des comptes de la banque luxembourgeoise élevés au rang d'oeuvres. «Ce sont des copies des pièces du dossier. Mon avocat m'a prévenu. Je prends un risque mais mon propos est d'informer», a expliqué Denis Robert, mis en examen le 13 décembre.

Mardi soir, plusieurs centaines de personnes se sont succédées lors du vernissage à la galerie B.A.N.K. à Paris pour déambuler devant des séries de tableaux recouverts d'extraits véritables des listes. Certaines, comme la reproduction ci-contre, sont tamponnés d'un cachet coloré «Kombart». Sur une autre, sur un panneau noir plus grand que les autres, se détache une silhouette humaine blanche. Son nom : «Nous sommes tous des receleurs». Il y a aussi des actes d'huissier, commandements divers, mandats de comparution, assignations et autres convocations

«Dans toute cette affaire, le but évident a été de chercher à me faire taire. Je suis allé naturellement vers l'écriture et l'art», a confié à l'AFP Denis Robert qui affirme avoir été contacté par de grandes galeries prêtes à accueillir aussi l'oeuvre.

LA B.A.N.K
42, rue Volta . 75003 Paris . T 01 42 72 06 90 . http://www.bankgalerie.com
Jusqu’au 27 janvier.
Images reproduites avec l’autorisation de La B.A.N.K