Attentat de Solaro : un leader syndical corse mis en examen

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Deux hommes, dont le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Corse, Joseph Colombani, ont été mis en examen mardi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat commis le 3 janvier à Solaro (Haute-Corse), a-t-on appris de sources proches du dossier.
Deux hommes, dont le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Corse, Joseph Colombani, ont été mis en examen mardi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat commis le 3 janvier à Solaro (Haute-Corse), a-t-on appris de sources proches du dossier. — Olivier Laban-Mattei AFP/Archives

Syndicaliste et terroriste ? Le président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de Haute-Corse, Joseph Colombani, a été mis en examen mardi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Solaro commis le 3 janvier et qui visait vraisemblablement une résidence secondaire, aux environs de Solenzara. Le militant nationaliste Ange-Marie Tiberi, proche du leader indépendantiste Jean-Guy Talamoni, avait alors été tué dans l’explosion de sa propre bombe.

Connu dans le monde agricole insulaire, Joseph Colombani a été placé sous contrôle judiciaire dans la nuit, contrairement aux réquisitions du parquet de Paris qui avait demandé son incarcération.

Il avait été retrouvé le lendemain de l'attentat sur le bateau d’Ange-Marie Tiberi dans lequel des chiens spécialisés ont détecté des traces d'explosifs. Egalement détenteur d'une arme de poing sans permis valable, il est poursuivi pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » avec Alain Ruggieri, grièvement blessé dans l'attentat, et actuellement hospitalisé à l’hôtel Dieu à Paris.

Entre 300 et 350 personnes de toutes les tendances nationalistes de Corse se sont réunies mardi à Ghisonaccia, en Haute-Corse, pour appeler à une manifestation samedi à Bastia contre « les agressions que connaît la Corse », symbolisées selon eux par l'arrestation de Joseph Colombani qui dément, lui, toute participation à l’attentat.