France

Bayrou se paye les «grands médias»

François Bayrou tient son rôle, il ne le lâche pas. Le président de l'UDF sera le candidat du peuple trompé par ses élites. Ses voeux à la presse en ont fait hier la démonstration.

François Bayrou tient son rôle, il ne le lâche pas. Le président de l'UDF sera le candidat du peuple trompé par ses élites. Ses voeux à la presse en ont fait hier la démonstration.

Première cible, les « grands médias » : « J'ai un message pour ces grandes puissances médiatiques : vous n'êtes pas les patrons de la France. Vous avez envie que le deuxième tour oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, cela vous arrangerait pour le présent et pour l'avenir. Mais nous, Français, sommes un peuple de citoyens : nous ne céderons pas à votre matraquage. »

Les chiffres publiés par le CSA établissent pourtant que le leader centriste a bénéficié d'un temps de parole très honorable sur TF1 en décembre. Insensible à cet argument, François Bayrou a indiqué hier qu'il s'exprimerait à l'Assemblée le 23 janvier pour dénoncer de nouveaux « cadeaux de l'Etat aux chaînes puissantes ».

Autre cible, le duo Ségo-Sarko. « L'émerveillement de Ségolène Royal devant la Chine m'a rappelé l'émerveillement de Nicolas Sarkozy devant George Bush », a ironisé Bayrou. Un de ses proches, le député Maurice Leroy, décrypte : « Deux tiers des Français n'ont voté ni RPR ni PS au 1er tour en 2002. Si François incarne clairement la résistance, nous avons une chance historique. »

Stéphane Colineau

Bayrou reste prêt à diriger une coalition gauche-droite. S'il est élu, il baissera les dépenses de l'Elysée de 20 %. Il soutiendra les petites entreprises, avec des exonérations de charges.