L’affaire Benbara quasi résolue

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La thèse de la vengeance privée se confirme dans l’affaire Benbara. Quatre des neuf personnes placées en garde à vue, mercredi matin, voient leur rôle établi dans ce meurtre. Outre des aveux circonstanciés selon des sources proches de l’enquête, de l’ADN de certains suspects aurait été prélevé sur le corps du député algérien, retrouvé dans le coffre de sa voiture, le 29 janvier dernier, à Paris. Sont soupçonnés par les enquêteurs : la mère, les deux soeurs et un neveu de Louiza Benakli, l’ancienne adjointe au maire de Nanterre qui avait été tuée avec sept autres conseillers par le forcené Richard Durn, en plein conseil municipal, le 27 mars 2002. Depuis, des tractations étaient en cours au sujet de la garde de la fillette de 4 ans, que l’élue avait eue avec Abdelmanek Benbara. La famille Benakli avait découvert que le député, par ailleurs marié et père de quatre autres enfants, avait une autre liaison qui est venue « compliquer les choses ». Les quatre suspects seront présentés à un juge d’instruction aujourd’hui.