Royal veut «renforcer la présence adulte dans les collèges»

— 

Ségolène Royal a estimé qu'il «fallait renforcer la présence adulte dans les collèges» et que cette présence «a fait l'objet d'une grande dégradation avec la suppression des emplois-jeunes», avant de promettre le rétablissement de ces emplois.
L'Unef
considère que «ce drame est révélateur du climat de tensions qui règne aujourd'hui dans la société et dont l'école est également victime».
Le syndicat lycéen Fidl assure avoir «tiré la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois» sur les violences scolaires et demande à être reçu «dans les plus brefs délais» par le ministre de l'Education.

Gilles de Robien, s'est dit «très choqué», exprimant sa «compassion à la famille et à la communauté éducative». Le porte-parole du gouvernement et maire de Meaux Jean-François Copé a demandé que l'on «évite l'amalgame entre les moyens et cette tragédie. Ce collège a obtenu des moyens renforcés dans le cadre du projet ambition-réussite».

Le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, a estimé que ce décès témoignait d'«un gros problème de vigilance et d'encadrement». «Le professeur aurait dû intervenir pour séparer les élèves et protéger les enfants, surtout qu'un gamin de 12 ans par rapport à un adulte, ça n'a rien à voir», a déclaré à l'AFP M. Hamana, en qualifiant l'événement de «dramatique». Selon le proviseur adjoint contacté par 20 Minutes, les coups auraient été portés tellement vite que le professeur n'a pas eu le temps d'intervenir.
Selon le Snes, les enseignants du collège alertaient «depuis deux mois» leur hiérarchie à propos des problèmes de violence et du manque de personnels dans l'établissement. Le Parti socialiste, «horrifié par ce nouveau drame», a dénoncé la «montée endémique de la violence».