Kouchner prêt à rejoindre un gouvernement d'union dirigé par Sarkozy

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Le fondateur de Médecins sans frontières, Bernard Kouchner, a exprimé dimanche l'espoir d'une paix durable après la dernière guerre au Liban, en visitant la ville frontalière de Khiam, lourdement bombardée par Israël.
Le fondateur de Médecins sans frontières, Bernard Kouchner, a exprimé dimanche l'espoir d'une paix durable après la dernière guerre au Liban, en visitant la ville frontalière de Khiam, lourdement bombardée par Israël. — Oussma Ayoub AFP

Après Bernard Tapie, c’est au tour de Bernard Kouchner de pencher pour Nicolas Sarkozy. Dans une interview donnée vendredi au « Parisien – Aujourd’hui en France », le French doctor déclare que « s’il y a un gouvernement d’union nationale, dépassant les clivages habituels, s’il y a une vraie ‘équipe de France’ », il pourrait rejoindre un exécutif dirigé par l’actuel ministre de l’Intérieur. Un régime d’union nationale gauche-droite ne lui « déplairait pas, à condition de s’entendre au préalable sur un programme minimum ».

S’il précise qu’il est inscrit au PS et « fidèle à ce parti », il trouve que le programme socialiste « contient de bonnes idées et beaucoup d’archaïsmes ». Le parti, selon lui, « est le seul en Europe à ne pas avoir pris le virage de la social-démocratie, de la modernité et même du réalisme ».

S’il reconnaît à Ségolène Royal le mérite « d’apparaître fraîche », il ne pense pas que son équipe de campagne parviendra à éviter les erreurs de 2002 : « ils ne me paraissent pas les parangons de la modernité », lâche-t-il.

« Pour le moment, elle [Ségolène Royal] a dit que l’Europe devait faire ses preuves. C’est mince. Ségolène a réussi à agréger le oui et le non au sein du PS. Tactiquement, c’est bien joué mais politiquement, ce n’est pas juste », juge-t-il encore.

Concernant les 35 heures, Bernard Kouchner estime que, « face à une concurrence mondiale, ce n’est pas en travaillant moins qu’on va gagner, mais en travaillant plus ». « Pour que les 35 heures marchent, il faudrait que la France soit à l’abri, hermétique dans ses frontières », conclut-il, dubitatif.