Royal s'essaie à l'écoute des Français

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Ségolène Royal a inauguré hier soir à Illkirch-Graffenstaden (Alsace), seule municipalité socialiste de la communauté urbaine de Strasbourg, une nouvelle forme de débat de campagne présidentielle. Anecdotique, sans doute, mais symptomatique, les organisateurs ont mis en place une traduction pour les sourds-muets et une garderie pour les enfants. Au-delà, à l'inverse de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ne dira que quelques mots en arrivant dans la salle, avant de s'asseoir au premier rang. La candidate socialiste écoute les témoignages qui se succèdent tout en prenant des notes.

Les thèmes majeurs de cette campagne naissent évidemment des interventions des salariés, syndicalistes et chefs d'entreprise qui interviennent : l'emploi, le pouvoir d'achat et la justice sociale surtout. Même la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), où les incidents se multiplient, s'invite soudain dans le débat.

La démocratie participative fait parfois un peu brouillon. Mais, lorsque Ségolène Royal prend la parole, la salle s'anime soudain. Pour la candidate : « Il n'y a aucune fatalité. Avec vous, je veux construire la France qui se bat et qui se relève. » Le thème cher à son concurrent direct de « la France qui souffre » n'est pas laissé de côté par Royal . « Dans la France d'aujourd'hui, certains maîtrisent leur destin alors que d'autres se perdent, explique-t-elle. Je veux mettre un terme à cette situation. Je veux une puissance publique qui sécurise, qui protège et qui accompagne. »

A Strasbourg, Ludovic Meignin